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 Terres Basses 2

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Arthur Cole
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MessageSujet: Terres Basses 2   Lun 23 Juil - 17:44

PROLOGUE

Six ans, presque sept, s’étaient écoulés depuis la mort de l’infâme Rurik, chef de la guilde d’assassin et de voleurs nommées la Main Sanglante. Cet être abjecte avait tenté, en se faisant passé pour un Grand Prêtre, de contrôler le peuple de l’Orglark, royaume des Orcs et Gobelins, pour détruire le royaume d’Anduil, celui des hommes, pour ensuite conquérir le territoire des gagnants, grandement affaibli. Mais un héros avait empêché ce désastre. Ce héros se nommait Arthur Cole.

Arthur Cole avait maintenant vingt-neuf ans. Grand et robuste, il n’avait pas perdu sa carrure de chevalier, quoi qu’il fût moins présent sur les routes. Il avait gardé ses cheveux longs finissant en vague sur les épaules. Le chevalier était toujours habillé de la sorte, soit son casque argenté avec visière, pour protéger ses yeux verts du soleil lors d’une bataille. Le grand homme portait encore une armure de cuir teintée en rouge, des pantalons en cuir renforcé noir et une cape bleu marine. Pour compléter le tout, il portait une ceinture verte autour de la taille pour y accrocher sa bourse et son épée.

Assit sur le côté de la fontaine en granit de la grande place centrale, il regardait les choses aller de bon train. C’était le festival annuel marchand à Jakila, qui se déroulait comme chaque printemps. Les kiosques s’étaient rassemblés dans la place centrale, suffisamment grande pour tout accueillir, les tentes pleines d’articles piquées sur le sol herbeux. Les tentes de toutes les couleurs donnaient un air jovial à l’endroit et donnait un peu de vie à l’endroit d’habituel désert.

La belle petite ville de Jakila était bien particulière. Chacun avait sa propre maison, décoré à sa façon, pour donner une touche d’originalité aux demeures et à la ville. Que se soit par la peinture, les accessoires ou les deux, pas une maison ne se ressemblait. Et chacun avait planté des fleurs, de diverses sortes, mais quelques uns avaient semés des coquelicots, plantes signifiant que les personnes se souvenaient d’une personne aimée maintenant décédée. Arthur, lui, en avait six de plantée dans sa cours. Trois étaient particulières. L’une était en la mémoire du père de Sarah, la fille adoptive du chevalier. L’autre, la défunte Johanna qui avait péri de la même façon que Thibald, le père de la jeune fille, suite à l’attaque portée contre une caravane marchande par les Orcs six ans auparavant. Et la dernière avait été plantée quelques semaines plus tard, en la mémoire de Will, un bon ami d’Arthur ayant trouvé la mort face à Rurik.

Après avoir regardé les festivités quelques minutes, le jeune homme se leva pour aller peut-être acheter quelque chose pour ses enfants et sa femme, lorsqu’il fut interpellé par une jeune femme à la peau pâle mais aux cheveux noir foncés. Habillé d’une longue tunique vert pâle arrivant légèrement plus bas que la mi-cuisse et d’une cape orangée dont le motif était une rose rouge, elle était élégante. C’était Erika, l’ancienne écuyère d’Arthur. Chevalière depuis deux ans, la jeune femme de vingt et un ans remplaçaient son ancien maître pour les quêtes et les demandent extérieurs de Jakila. Mais, elle, prenait le temps de s’habiller un peu plus élégamment que son armure lorsqu’elle désirait prendre un peu de repos, contrairement à Arthur qui restait prêt à tout éventualité.

«Bonjour Arthur, salua Erika lorsqu’elle fut à la fontaine.
-Bonjour Erika, fit le jeune homme. Alors, encore en congé ?
-Pour le festival, j’ai bien le droit, non ? Rétorqua t’elle.
-Oui, tu as raison, tu n’es plus très souvent à Jakila, approuva Arthur.
-Et puis, le festival ne dure qu’une semaine, ajouta la chevalière. Il n’y aura pas tellement d’urgence dans un délai aussi court. Au fait, que faisais-tu dans le coin ?
-J’allais acheté un cadeau à Sarah, dit le chevalier. Après tout, elle va avoir quinze ans dans à peine quelques jours.
-Oh, c’était donc ça que j’oubliais ! Se rappela Erika. Je voulais également lui acheter un cadeau. Tu n’as pas des idées ?
-En fait, j’allais te poser la même question ! Avoua le père. Il faudrait que je demande à sa mère, elle saura sûrement !
-Probablement, fit la jeune femme. Comment vont Selkie et Jack, pendant que j’y suis?
-Selkie se porte bien et continue de s’entraîner un peu pour garder la forme, comme moi, quoiqu’elle s’occupe beaucoup des enfants et des corvées maintenant. Et Jack, lui, c’est un vrai raz-de-marée. Il a même réussi à renverser la table pendant le repas.
-Comment il a fait ? Demanda Erika, étonnée. Il n’a que quatre ans ! Peut-être qu’il est comme son père, après tout…
-Un instant ! Cette bagarre que j’essayais d’arrêter la semaine passée à l’auberge, je n’avais pas vraiment d’autre choix que de lui briser une chaise sur le dos ! Se défendit le chevalier.
-Si c’est le cas, alors pas la peine de t’emporter ! Ricana la chevalière. Bon, je dois te laisser, je vais chercher un cadeau pour ta fille. À plus tard !»

Et elle partit vers les kiosques et tentes. Arthur lui, retourna chez lui en toute hâte, bien que ce ne fut pas très loin de là. En seulement deux minutes, au pas de course, il arriva devant sa demeure. Sa maison, autrefois petite, le chevalier l’avait agrandit pour qu’elle puisse contenir une famille. Elle avait donc doublée de surface. La façade était décorée, ou plutôt peinturé, en motifs divers, soit boucliers, épées, etc.

Arthur avança le long du chemin et eut une petite pensée pour ses défunts amis en regardant les coquelicots. Le chevalier ouvrit la porte de sa maison et y retrouva sa famille, confortablement installé dans la cuisine qui était également le salon.

Le plancher de la maison était fait en bois de chêne, comme la table au centre de la pièce et les quatre chaises l’entourant. Les armoires, à gauche de l’entrée, avaient été fait en Larnum, arbres ayant la particularité de produire un bois lisse, comme s’il était verni directement sur l’arbre. De plus, la jolie couleur orangée de l’écorce donnait une certaine ambiance joyeuse dans la maison. Sous les armoires contenant principalement de la nourriture se trouvait la cuisinière, fonctionnant au bois. À la droite de la cuisinière se trouvait du bois de bouleau sec, car cette matière prenait très facilement feu et la cuisson pouvait être ainsi plus rapide. Au fond à gauche se trouvait la porte pour aller dans la chambre de Sarah, un peu plus à droite celle pour accéder à la chambre de son petit frère. Encore plus à droite, le mur était rempli de pièces d’armures diverses, d’armes et de quelques trophées de ses quêtes plus ou moins récentes. Accrochés en hauteur, même Arthur avait du mal à les atteindre. Pour les déplacer, il devait monter sur une chaise. Peu pratique, mais plus sécuritaire.

Le chevalier avança vers la partie plutôt salon et il y vit sa femme, allongée sur le canapé, dormant profondément.

Selkie était une magnifique jeune femme de vingt-sept ans. Les cheveux bruns longs, semis bouclés lui arrivant au niveau des reins, les yeux de la même couleur. Toujours coiffé de son éternelle tiare argentée incrustée d’un rubis au centre, cela lui donnait une allure royale. Vêtu simplement d’une tunique bleu et ne portant aux pieds qu’une légère paire de sandale, elle semblait dormir depuis un petit moment déjà. Selkie était allongé sur le canapé vert qui était placé contre le mur, pour ne pas être exposé dans la petite fenêtre travaillée dans le mur. Un peu en retrait, avant le canapé, se trouvait un fauteuil berçant bleu. En face de la couchette provisoire de la femme d’Arthur se trouvait une porte menant à la chambre des deux mariés.

Le chevalier se dirigea vers sa femme et la réveilla en caressant doucement le beau visage de celle-ci. Elle se réveilla rapidement et se releva. Selkie frotta ses yeux et se retourna vers Arthur qui lui dit : «Bien dormi ?
-Oui… Tu n’as pas sommeil, toi ? Demanda t’elle.
-L’après-midi n’est même pas terminé, répondit Arthur. Selon la position du soleil, il doit être environ quinze heures trente.
-Oui, je sais… Mais Jack a tellement fait de bruit cette nuit… Se lamenta la femme. Comment fais-tu pour ne pas tomber de sommeil ?
-J’ai ça dans le sang ! Fit simplement le chevalier. Au nombre de fois où je devais m’absenter et que je devais faire de la route toute la nuit…
-Oui, moi je prenais le temps de dormir, même en quête, admit Selkie. Au fait, pourquoi tu m’as réveillé ?
-Je voulais te demander des suggestions pour acheter un petit quelque chose à Sarah… Avoua le chevalier à sa femme.
-Au moins tu ne l’oublies plus, comme avant ! Ricana la belle femme.
-Très drôle… Dit Arthur, sarcastique. Je n’oublierai plus son anniversaire ! C’est le 22 avril !
-Faux ! Le 24 ! Corrigea la mère. Mais au moins tu ne t’es pas trompé de mois !
-Alors, les suggestions ? Demanda le chevalier, embarrassé.
-Elle aime les bijoux, les vêtements, ce genre de chose ! Répondit l’épouse. Au fait, merci de m’avoir réveillé, je pourrai y aller avec toi. Moi aussi je tiens à lui acheter quelque chose.
-D’accord ! Au fait… les enfants ne nous ont pas entendu ? Fit Arthur, discret.
-Non, Jack dort et Sarah est sortit avec Hector ! L’assura Selkie.
-Alors parfait ! S’exclama le chevalier à voix basse. Allons-y.»

Les deux parents quittèrent en verrouillant la porte, Sarah en possédant une si elle souhaitait entrer, puis ils retournèrent à l’endroit où se déroulait le festival marchand. Regardant table par table, Selkie et Arthur trouvèrent une table où se vendait des bijoux à des prix incroyablement bas. Ils reconnurent la jeune femme aux cheveux blonds, aux yeux bleus et à l’éternel sourire toujours aussi blanc. Toujours aussi ravissante, vêtue de sa tunique orange et rouge, elle avait toutefois prit un peu de poids, à moins que…
«Alors, Amanda, comment allez-vous ? Demanda Arthur.
-Très bien, vous deux ? Répondit-elle.
-Un peu fatiguée, mais rien de grave, fit la femme du chevalier en baillant.
-Alors, que souhaitez-vous acheter ? Fit une voix derrière Amanda.»

Un homme, ressemblant fortement à Selkie, sortit de la tente derrière la table. Il était presque aussi grand qu’Arthur, les cheveux bruns bouclés, les yeux bruns et un petit sourire moqueur. Il était vêtu d’une tunique bleu marin et de pantalons en cuir brun.

«Alors, Astyan, où as-tu volé tout ça ? Demanda Selkie.
-Mais c’est quoi ces manières, soeurette ? Dit Astyan. Et la politesse ?
-Alors, comment ça va ? Questionna Arthur, pour éviter une dispute.
-Lui il a de bonnes manières, au moins ! Ricana le frère de Selkie. Oui, ça va. Vous deux ?
-Ça allait mieux avant que tu te pointes ! Dit sèchement la femme du chevalier.
-Bon, ça va, je suis désolé, contente ? S’excusa l’homme aux cheveux bouclés, sans y mettre de conviction. Si tu veux, je t’offre même quelque chose pour me faire pardonner.
-Tiens donc, tu as appris à être généreux avec ta sœur ? Continua Selkie.
-Oui, parce que moi je sais apprendre ! Contre attaqua Astyan.»

Pendant que les deux frère et sœur se chamaillaient, Arthur regardait la sélection de bijoux pour en acheter non seulement pour Sarah, mais également pour Selkie, car il souhaitait lui faire un petit cadeau. Il trouva finalement ce qu’il cherchait. Un magnifique bracelet en argent et une paire de boucles d’oreilles fait du même matériau. «Je prends ces deux articles ! Choisit le chevalier.
-Ça fera… Dit Amanda en calculant sur un bout de papier, n’étant pas très bonne en calcul, neuf pièces !
-Que neuf ? S’exclama l’acheteur. Vous êtes sur que vous n’avez rien volé ?
-Non, je vous l’assure ! Le rassura la vendeuse.»

Arthur ouvrit sa bourse qu’il avait attaché sur sa ceinture et en tira neuf petites pièces en étain frappé avec une couronne d’un côté, un croissant de lune de l’autre, monnaie du pays. Il les déposa sur la table et prit ses articles qu’il glissa dans les poches de son pantalon.

Peu de temps après, Selkie et Astyan eurent finis de se disputé, et la femme du chevalier, encore enragée, fit une remarque méchante à Amanda : «On dirait que tu as prit du poids, ma chère !
-Non, ce n’est pas une prise de poids ! Fit la femme aux cheveux blonds. J’attends un enfant !
-Ah, d’accord… QUOI !? S’exclama Selkie.
-Et devine qui est le père ! Renchérit Astyan.
-C’est une mauvaise blague, non ? Fit la femme du chevalier.
-Non, ce n’est pas une blague, ma chère tante ! Ricana le futur père. Tu vois, je ne suis pas si insupportable pour qu’une femme censée veule de moi !
-C’est une bonne nouvelle ! Coupa Arthur, pour éviter une nouvelle dispute. Vous l’attendez quand ?
-C’est pour cette été ! Leur apprit la blonde, joyeuse.
-C’est pas qu’on s’ennuis, mais Selkie, finit ton achat qu’on puisse partir, car l’heure du repas approche et Jack a horreur de patienter, dit le chevalier. Et je vous souhaite d’avoir un bel enfant !
-Plus beau que le père, au moins… Murmura la femme du chevalier.»

Selkie décida finalement de ne pas encourager son frère et acheta à la place une belle robe de soirée rouge qu’elle fit emballer sur place, pour que sa fille adoptive ne sache pas de quoi il s’agit. Le couple retourna ensuite à leur domicile pour y préparer le repas. À leur entrer, un petit bonhomme faisant environ un mètre de haut enserra les jambes d’Arthur. Les cheveux bruns courts et les cheveux bruns, le petit garçon avait quelques traits du visage fin de sa mère. Le chevalier le prit dans ses bras et le hissa sur ses épaules et se mit à jouer le cheval pour lui. Selkie le laissa faire et elle mit un peu de bois dans la cuisinière et décrocha sa vieille épée, une épée d’un rouge écarlate avec un pommeau en or, n’ayant pas servie depuis des années, pour en enserrer le pommeau légèrement. La femme pointa la lame vers l’intérieur de la cuisinière et une languette de feu alluma le bois de bouleau.

L’épée dont elle servit était une épée runique, des épées forgées non seulement avec du métal, mais également avec une pierre précieuse, donnant à l’arme des pouvoirs spécifiques. L’épée ayant allumé le feu avait été forgé avec du rubis, donnant à la lame le pouvoir de feu.

Satisfaite d’avoir allumé la cuisinière, Selkie rangea l’épée et mit un chaudron plein d’eau sur l’une des plaques et entreprit de couper les légumes. Elle venait de finir de couper en morceau le premier brocoli lorsque quelqu’un cogna à la porte. Arthur déposa son fils sur le sol et alla ouvrir. C’était un homme du village. Il était petit, barbu et un peu grassouillet. Avec ses petits yeux gris, il regardait le chevalier avec attention tout en grattant ses cheveux poivres et sels.
-Le Seigneur Gno Gark veut vous parler ! Dit simplement le petit homme.
-Merci du message, Roy ! Remercia le chevalier. Chérie, je vais voir mon ami qui vient d’arriver en ville. Je reviens bientôt ! Ajouta t’il.
-Dit bonjour à Grash de ma part ! Demanda Selkie alors qu’Arthur refermait la porte.»

Arthur se dirigeait donc vers les portes de la ville où l’attendait son ami, heureux de le revoir.


Dernière édition par le Lun 30 Juil - 1:04, édité 2 fois
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Jeu 26 Juil - 22:26

CHAPITRE 1 : Les retrouvailles

Arthur se dirigea vers le mur sud de la petite ville. Ce mur, une grande palissade en bois, avait été construite tout d’abord pour protéger Jakila, il y a six ans, lorsqu’une menace de guerre planait sur l’Anduil. Mais la réelle bataille avait eu lieu à Rasalia, capitale du Royaume des Hommes, épargnant les alentours et n’ayant servi à rien. Toutefois, les murs restèrent droits et des tours de gardes furent mit en place pour éviter des attaques surprises, quoique les relations diplomatiques de l’Anduil ne puissent être meilleur.

Le chevalier vit donc, à l’intérieur de la ville, un grand Orc, vêtu richement d’une tunique en plumes de paons, donnant une couleur principalement bleu et vert au vêtement, de pantalons en écaille rouge travaillés par les meilleurs artisans de toute la région en plus d’avoir des dessins stylisés, représentant des dragons, magnifiques lézards ailés, d’une couleur pareille à l’or pour le dragon, noir pour créer le relief des écailles et argentée pour les yeux. Il en avait un pour chaque jambe, sur le côté. Une cape de laine bleu foncé lui couvrait le dos, avec comme motif deux épées entrecroisées argenté, symbole de justice. Accroché à sa ceinture brune dont la boucle était en or, il portait une bourse et une épée dont le pommeau était sertie d’un petit fragment de toutes les pierres précieuses existant en Anduil et l’Orglark. Le fourreau, pour sa part, était plutôt teinté vers le vert émeraude. Au sommet de la tête de l’Orc, plutôt beau pour un représentant de sa race, se trouvait une couronne aussi richement décorée que le pommeau de l’arme de l’Orc, sans compter qu’elle était faite en or.

Lorsqu’il aperçut Arthur avec ses yeux bleus, il s’avança vers celui-ci, un grand sourire montrant ses dents. Blanches, les canines étaient légèrement démesurée, mais sinon le Souverain de l’Anduil n’aurait pu souhaiter meilleure dentition.

Grash Gno Gark, Seigneur du Royaume des Hommes, même en étant un Orc, avait obtenu le trône il y a de cela quatre ans lors de son mariage avec la Reine Sareena. La jeune Souveraine était tombé amoureuse de lui mais personne ne savait réellement pourquoi. Peut-être avait-elle été charmée par la beauté de l’Orc ? Peut-être était-il ce que la Reine cherchait réellement niveau personnalité ? De plus, le grand Orc était un épéiste hors pair, lui valant le surnom ‘Le Scissor’.

Les deux humanoïdes se serrèrent fort dans leur bras, tradition d’Anduil pour les retrouvailles, puis ils se donnèrent un léger coup de tête sur le front, signe de bienvenue d’Orglark.
«Comment vas-tu, Grash ? Demanda Arthur à l’Orc.
-Mieux que jamais ! Répondit Grash, confiant.
-Alors, que viens-tu faire à Jakila ? Demanda le chevalier. Ça fait un sacré bon bout de temps qu’on avait plus de nouvelles de toi.
-Je viens en personne visiter le festival marchand, répondit simplement l’Orc. Je n’y ai jamais assisté et je voudrais voir comment ça fonctionne.
-Oh, je vois… Et tu voulais me voir un peu par la même occasion, j’imagine ? Ajouta le père.
-Pas juste toi, vous me manquez tous ! Corrigea le Seigneur Gno Gark. Mais toi en particulier, oui. Tu as été mon premier ami Humain.
-Et tu as été mon premier ami Orc, Grash, admit Arthur.
-Au fait, j’arrive pas mal à l’improviste et sur l’heure du repas et j’en suis désolé ! S’excusa Le Scissor. Je vais donc manger à l’auberge et tu m’expliqueras un peu ce soir en quoi ça consiste. Disons à la fontaine dès que tu as fini ?
-Ça serait bête de ne pas profiter du temps que tu es là ! S’opposa le chevalier. Pourquoi ne pas venir manger chez moi ? Ça nous ferait grandement plaisir.
-Si poliment demandé, je ne peux refuser ! Accepta Grash avec un sourire.»

Et Arthur guida l’invité royal jusqu’à sa modeste demeure et y entra, suivit du grand Orc, qui poussa un sifflement d’admiration devant la décoration.

«Eh bien, ton goût de collection des objets de la chevalerie n’a pas changé ! Constata Grash.
-Non, et ça ne changera probablement jamais ! Dit Selkie qui mettait les assiettes et les chaudrons pleins de nourriture cuit sur la table. Comment ça va Grash ?
-Très bien, et toi, ma chère ? Répondit aimablement le Souverain.
-Ça va, fit simplement la femme du chevalier.
-Prépare une assiette de plus, s’il te plaît, demanda poliment le chevalier.
-Grash reste ? Fallait le dire ! Je fais ça immédiatement ! Accepta Selkie.»

Arthur alla dans le salon et prit le fauteuil berçant et le plaça à côté de sa chaise à la table. L’Orc s’y installa confortablement en remerciant ses amis Humains de leur hospitalité, puis Selkie versa les aliments dans les assiettes. Un mélange de légumes, un morceau de viande et un peu de pain, accompagné de breuvages de toutes sortes, c’était le repas quotidien.

La femme du chevalier appela ses enfants pour le repas. Le premier à arriver fut Jack, la petite tornade aux cheveux bruns. La seconde était une ravissante adolescente de quatorze ans, aux cheveux bruns finissant en vague sur les épaules, comme ceux d’Arthur, aux yeux bruns, vêtue d’une élégante robe rouge se terminant par des petits motifs bleu saphir au niveau des genoux. C’était Sarah, la fille adoptive d’Arthur.

«Bonjour Sarah ! Fit Grash en la saluant de la main.
-Bonjour et bienvenue Seigneur Gno Gark ! Salua respectueusement Sarah.
-Cette petite est beaucoup plus polie que son père, dit moi ! Blagua l’Orc.
-Oui, mais tu es un adulte et elle une adolescente, il est normal qu’elle se montre légèrement plus respectueuse, remarqua Selkie.
-Je veux manger ! Dit Jack en se frottant l’estomac.
-Mais oui, mon chou, on commence ! Réconforta la mère. Allez, assois-toi !»

Tout le monde prit place à table et le repas débuta. Alors que Jack avait rempli un son estomac en vitesse, il demanda vers la fin du souper : «Monsieur, pourquoi vous avez la peau verte ?
-Jack, s’il te plaît, ne fait pas de telle remarque ! Corrigea le père.
-Non ça va, je vais répondre ! Accepta le Seigneur. J’ai la peau verte parce que je suis un Orc, mon petit.
-Pourquoi les Orcs ont la peau verte ? Questionna le gamin.
-Je ne pourrais te répondre, admit Le Scissor. C’était la volonté des Dieux Orcs.
-D’accord ! Dit simplement Jack.
-Au fait, pourquoi tu es habillé d’une façon si élégante, Sarah ? Demanda Arthur.
-Parce que je sors avec Hector ce soir ! Répondit la jeune fille, tout excitée.
-Encore ? S’indigna le chevalier.
-Ben oui, pourquoi ? Questionna Sarah.
-Tu as passé tout l’après-midi avec lui ! S’opposa le père.
-Et alors ? J’ai le droit non ? Dit la fille, d’un ton qui exprimait la colère.
-Non, ce soir tu vas rester ici ! Ordonna Arthur. C’est l’un des soirs où il y a le plus d’étranges dans la ville et je préfère ne pas prendre de risque !
-Oh, oui, c’est ça ! Ragea Sarah. Toujours le même genre d’excuse ! Hector me défendra !
-Il ne sait même pas comment tenir un poignard correctement ! S’emporta le chevalier.
-Je veux le voir ce soir ! Hurla Sarah en frappant solidement du poing la table.
-Désolé de m’interposer entre vous deux… Coupa Grash. Mais pourquoi ne pas l’inviter ici ce soir ? Ainsi elle serait en sécurité et avec lui en même temps.
-Bon, ça serait déjà mieux, admit Arthur. Va le chercher et revient. Je te donne une quinzaine de minutes.»

Sarah se leva et sortit de la maison en claquant la porte violemment. Le chevalier s’excusa à Grash pour la dispute, mais celui-ci dit à Arthur de ne pas s’inquiéter. En tant que Souverain, il avait vu bien pire dans les tribunaux de la cour Suprême. Et Selkie, pour sa part, remercia l’Orc pour avoir trouver un compromis entre le père et la fille. Le grand Orc accepta les remerciements avec plaisir puis se leva. Il se proposa pour aider le couple à nettoyer la vaisselle sale. Arthur ouvrit l’un des portes de l’armoire et en sortit une boîte en bois et la posa près de la table. Pendant que sa femme allait coucher le bambin, le chevalier et son invité mirent délicatement les assiettes, les ustensiles et les gobelets dans la boîte et les laissèrent à droite de la pile de bois. «On ne la lave pas ? Demanda Grash, surpris.
-Selkie va la nettoyer lorsque Sarah sera rentré… Assura le chevalier. Elle ira chercher de l’eau au puit.»

Donc, Arthur dit à sa femme d’aller chercher l’eau uniquement lorsque sa fille serait rentrée et sortit à l’extérieur avec le Seigneur Gno Gark pour aller au festival marchand.
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Ven 27 Juil - 19:32

CHAPITRE 2 : Prédiction

Arthur conduisit Grash jusqu’à la place centrale, tout en lui expliquant en quoi consistait ce petit festival regroupant tout les marchands de la région. Le but était de vendre les surplus de certains produits à des prix incroyablement bas pour pouvoir accueillir d’autres articles plus récents. Ainsi, vendeurs et acheteurs étaient gagnants.

Le duo arriva à la place centrale au bout de cinq minutes. L’endroit était magnifiquement illuminé par des lanternes, accrochés dans les airs par des fils, reliés de poteau en poteau, émanant une couleur différente à chaque lanterne, donnant une allure singulière aux kiosques et tentes. L’air frais du soir était bien accueilli par la grande foule de plusieurs centaines de personnes qui s’y trouvait, car dans un espace aussi restreint, les gens devaient se serrer un peu les un les autres.

Tant bien que mal, l’Humain et l’Orc se frayèrent un chemin à une table qui étalait ce que Grash voulait voir. Celui des équipements chevaliers. Sur la table se trouvait des boucliers, des épées et des sabres. Dans des pots aux côtés du marchand se trouvaient des lances et hallebardes. Sur le grand panneau de bois derrière le vendeur, les deux amis pouvaient voir une sélection d’armures de toutes sortes, que ce soit en mailles ou en cuir ainsi qu’une large collection de poignard. «Au fait, Grash, pourquoi tant vouloir acheter des épées quand tu en as une super ? Demanda Arthur.
-J’ai de nouvelles recrues dans les Gardes Impériaux qui n’ont pas d’armes, répondit simplement le Souverain avant de se remettre à examiner une épée.»

Arthur se souvint de ses mésaventures avec les Gardes Impériaux. Rurik s’était fait passé pour cette élite du Roi Finraël II, en avait profité pour le tuer. Bien que le chevalier savait que Grash était maintenant plus méfiant que l’ancien Souverain, il ne pouvait s’empêcher de détester ces soldats en armure dorée depuis ce jour.

Grash choisit donc une dizaine d’épée et deux hallebardes qu’il ordonna de faire livrer au palais Royal. L’Orc écrit également un petit mot signé de sa main pour laisser le droit de passage au marchand, disant clairement de le payer cent vingt pièces et lui laisser se reposer une journée ou deux dans la suite des invités. Le marchand remercia de tout son cœur le Souverain de l’Anduil et les deux amis se remirent à explorer les différentes tables.

L’une d’elle intéressa l’Orc. Une femme, en robe mauve avec des étoiles argentées, aux cheveux gris, sans toutefois être ridée, regardait une boule de cristal de ses yeux gris. Elle semblait pouvoir lire l’avenir et Grash, très superstitieux, voulait savoir ce que les prochaines années lui réservaient. Ne croyant nullement ce genre de choses, Arthur accepta, pour faire plaisir à son ami, d’écouter ce que la vieille dame avait à dire.

«Bonjour, mon nom est Lolita Regner, je suis voyante, se présenta la vieille femme.
-Pourriez-vous me lire mon avenir ? Demanda Grash.
-Oui, pour vous c’est gratuit, Seigneur, répondit Lolita.
-Je tiens à payer quand même ! Insista l’Orc.
-Si vous y tenez tant, c’est deux pièces, fit la voyante en tendant la main.»

Le Souverain sortit deux pièces de sa bourse et les déposa dans le creux de la main de Lolita qui les rangea dans sa poche. Elle se concentra sur sa boule de cristal avant de dire à Grash : «Votre destin proche est sombre, mais dans les prochaines années vous aurez des héritiers digne de votre nom. La personne que vous soupçonnerai le moins sera l’un de vos meilleurs alliés dans lorsque la situation semblera désespéré.»

Accablé mais satisfait de savoir que cet évènement allait le laisser en vie, il laissa son tour à Arthur. À contrecoeur, il s’assit devant Lolita qui empocha deux nouvelles pièces venant de Grash pour ensuite dire en fixant sa boule de cristal : «Vous serez au cœur d’un drame familial très bientôt que vous seul pourrez régler. La noirceur des prochains mois pour vous est accablante, mais les années après seront plus belles. Vous aurez un nouvel enfant d’ici trois ans, une petite fille. Et votre fille la plus âgé perdra un être cher… Ce soir.»

Le chevalier se releva en pensant que cette prédiction n’était que des stupidités, Grash insista tout de même pour aller voir chez Arthur pour s’assurer que tout allait bien. Pour rassurer son ami, le chevalier retourna chez lui, accompagné du Seigneur de l’Anduil.

Arthur ouvrit la porte de sa maison et poussa un cri de terreur. Un jeune homme, d’une quinzaine d’année, avait été poignardé par une épée à plusieurs reprises et luttait pour sa vie, perdant son sang rapidement. Il avait les cheveux noirs en bataille et ses yeux bleus imploraient de l’aide. «HECTOR ! S’écria Arthur en se précipitant à côté du blessé. Qu… Que s’est-il passé ?
-Des… hommes en noir… Sont venus et ont emmenés Sarah… Je n’ai pas pu les en empêcher… Expliqua le mourrant. Je n’ai pas pu la sauver.
-Tu n’aurais pas pu… Fit le chevalier en versant une larme pendant que Grash examinait les lieux pour trouver quelque chose d’utile.
-Votre femme est… attaché dans le salon et Jack… va bien, il est dans sa chambre, continua Hector avant de vomir un filet de sang.
-Ne parle plus, garde tes forces ! dit Arthur, paniqué, mais encore capable de penser intelligemment, en appliquant sur une des quatre blessures, la plus grave, une serviette pour stopper l’écoulement du flux vital.
-Je suis… fini… Répliqua le jeune homme en repoussant le bras d’Arthur. Mais Sarah… a encore une chance… Sauvez là… Je vous en prie…»

Et Hector mourut, telle que la voyante l’avait dit…
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Lun 30 Juil - 1:02

CHAPITRE 3 : Le ralliement

Arthur, les larmes aux yeux, ferma ceux d’Hector. «Tu ne méritais pas ça… Pardonne moi d’avoir été si dur avec toi… S’excusa le chevalier.»

Il entendit alors une voix féminine venant du salon, mais les mots étaient très peu claire. Les deux amis y foncèrent et ils découvrirent Selkie, attaché sur le canapé comme un saucisson. Le chevalier dégaina son épée et trancha les liens retenant sa femme et lui enleva ensuite la chaussette qu’elle avait d’enfoncé dans la bouche. La femme du chevalier se jeta dans les bras d’Arthur en sanglotant : «Ils ont enlevés Sarah… Pourquoi elle ?
-Je n’en sais rien… Mais je vais la retrouver… Peu importe ce qu’il m’en coûtera ! Promis Arthur en caressant doucement le dos de Selkie.
-Je ? Répéta Grash. Qui t’as dit que tu irais seul ?
-Grash, je dois faire ça seul… Ça ne regarde que moi ! Insista le chevalier.
-Non, ça nous regarde tous, tes amis et vous ! Contredit le Seigneur. Tu n’iras pas la retrouver sans nous !
-Mais je ne sais même pas où elle est ! Ragea Arthur.
-Moi je sais, lit ce mot ! Conseilla Le Scissor en tendant le bout de papier qu’il tenait.»

Arthur le prit et lut à voix haute :

Peut-être, chevalier de pacotille, as-tu vaincu Kirur, que tu as connu sous le nom de Rurik, mais aujourd’hui, je ne ferai pas les erreurs de l’ancien Seigneur. Je ne vais pas accorder la tâche de conquérir cette Terre à un incapable ! Si tu tiens à revoir ta fille vivante… Viens à la capitale de mon royaume. Elle se trouve par-delà la chaîne de montagne au Nord de ton pays. Tu trouveras des ruines de l’autre côté, d’un petit village Elfe du nom d’Alloris. En espérant avoir le plaisir de te rencontrer :

Jason Strahl, Empereur du nouvel empire

P.S : Tes amis peuvent venir, si le cœur leur en dit tant !

Arthur serra le poing et se retourna vers sa femme et son ami.
«Il va payer… J’en fais le serment… Jura le chevalier.
-Je vous accompagne ! Fit Selkie en se relevant.
-Mais… Jack ? Demanda Arthur. Que fait-on de lui ?
-Je l’enverrai avec le marchand jusqu’à Rasalia avec Ordre de bien s’en occuper ! Proposa Grash. Alors, réunissons tout nos amis et retrouvons aux portes de la ville.»

Arthur quitta sa maison en courant, pendant que Selkie et Grash s’arrangeraient pour envoyer Jack à la cité arc-en-ciel. Elle portait ce nom car chacun des six étages de la cité était coloré comme l’une des bandes d’un arc-en-ciel. De plus, après les orages, un gigantesque demi cercle aux couleurs magnifiques passait par-dessus la ville, caractérisant encore plus le thème de la grande cité de Rasalia, capitale de l’Anduil.

Le chevalier retourna au festival marchand et y chercha de l’œil Erika. Il trouva la grande chevalière près de la voyante. Erika allait demander son avenir lorsque Arthur la saisit par le bras et l’emmena un peu à l’écart, question de ne pas alerter personne.

«Mais ça va pas la tête ? Explosa Erika. Qu’est-ce qui te prend ?
-Sarah a été enlevée ! J’ai besoin de ton aide pour la retrouver ! Expliqua Arthur.
-Je t’aiderai avec plaisir ! Quand part-on ? Questionna la chevalière.
-Rejoins nous à la porte de la ville dans deux heures ! Dit le chevalier.»

À peine eut-il dit cette phrase, il repartit en courant, vers le côté Ouest de la ville, là où vivait Likou et Aurélia, deux autres de ses amis.
«Eh ben… Tu parles de vacances gâchées… Fit Erika en allant chercher ses affaires.»

Au bout d’un bon dix minutes de course effrénée, Arthur arriva devant deux maisons, près du lac Asgar, l’étendue d’eau de Jakila qui fournissait au puit son eau. Le chevalier cogna à la porte de la première et se dépêcha à cogner à la porte de la seconde maison et recula pour que les deux habitants voient qui allait les déranger à cette heure.

De la petite maison de gauche, faites surtout de pierre et décoré avec des petits artisanats de marbres incroyablement bien sculpté, sortit un Nain d’environ un mètre quarante, une barbe brune lui arrivant au milieu du poitrail, ses cheveux de la même couleur étaient plus court que la dernière fois qu’Arthur l’avait vu, mesurant à peine quelques centimètres à présent. Il eut un air étonné en voyant de ses yeux bruns le chevalier si essoufflé. De la maison de droite sortit une grande Elfe aux oreilles pointues à la peau pâle et aux longs cheveux noirs lui arrivant aux reins. De ses yeux verts perçant, elle regarda le chevalier avec attention.

«Vous devez m’aider ! Dit Arthur en les voyant. Ma fille a été enlevée !
-Je n’y vois pas d’inconvénient ! Fit Likou.
-J’aiderai autant que je le peux, accepta Aurélia. Dit nous juste ce que nous devons faire.
-Retrouvez moi dans un peu plus d’une heure à la porte de la ville !» Fit le chevalier avant de courir retrouver Astyan dont il aurait certainement besoin.

Après un autre bon cinq minutes, le chevalier arriva à l’auberge des Lames Croisées. Le balcon du Rez-de-chaussée était utilisé principalement pour les repas, illuminées par des lanternes suspendues sur le mur bleu. Les quelques tables extérieures étaient prises, mais aucune trace d’Astyan. Arthur entra donc dans l’échoppe à la recherche du frère de Selkie.

L’intérieur ressemblait fortement à l’extérieur. Plutôt modeste, les murs en bleus, le plancher brun, des tables disposées ça et là, donnant un style bien particulier. La salle était illuminée par des lustres et des chandeliers accrochés un peu partout. La moitié des tables étaient prises et un homme maigre, au front dégarni et à la grosse moustache allait de table en table prendre les commandes et apporter les boissons. À l’une des tables, le chevalier vit Astyan en train de compter un montant assez imposant de pièces, un sourire aux lèvres. Arthur prit une allure décontractée et marcha vers le frère aîné de sa femme comme si de rien n’était pour ne pas alerter personne. Une fois arrivé, il lui chuchota dans l’oreille : «Rejoins moi dans un heure à la porte de la ville !
-Pourquoi donc ? Demanda Astyan, curieux.
-J’expliquerai en détail là bas ! Dit simplement le chevalier, car le frère de sa femme avait tendance à dire très fort toutes nouvelles.»

Arthur repartit rejoindre Selkie chez lui pour se préparer au départ.

Lorsqu’il entra, il vit sa femme vêtue de son armure de cuir écarlate, ne couvrant pas les bras, des gants d’une couleur semblable la protégeant jusqu’aux coudes, de ses jambières lui arrivant à la mi-cuisse et sa jupe de maille et cuir arrivant environ aux genoux. Elle avait de minces épaulettes d’équipés. Équipée de sa fidèle épée runique de feu, comme celle d’Arthur, attachée à sa taille, elle avait fière allure.
«Tu es prêtes ? Demanda le chevalier.
-Oh que oui, ils vont voir ce que c’est, une Selkie enragée ! Fit la chevalière en se dirigeant vers la sortie.
-Alors, allons chez Henry prendre quelques provisions pour pouvoir partir vers le Nord !» Dit Arthur en lui emboîtant le pas.

Le couple se rendit près de l’entrée de la ville, sans toutefois y aller, et s’arrêtèrent devant un bâtiment vieux qui aurait besoin de se refaire décoré, la plupart des ornements ayant perdu de leurs couleurs. Arthur entra le premier dans la boutique. L’intérieur était rempli de provisions de toutes sortes, tel les baies sur des petites tables, les viandes séchées accrochées sur le mur et de fruit sur un petit comptoir. Le chevalier dit d’une voix forte : «Henry, j’ai besoin de toi !»

Un vieil homme, d’une soixantaine d’année, presque chauve, le peu de cheveux lui restant sur les côtés de la tête étaient blancs sortit de l’arrière boutique. Il regarda avec ses yeux bleus pâles derrière ses lunettes le couple et avança vers eux en s’appuyant sur une canne en chêne. «Que veux-tu à cette heure, Arthur ? Tu repars en voyage ? Demanda Henry.
-Oui, nous repartons pour une longue aventure. Nous aurions besoin de provisions pour plusieurs jours, affirma le chevalier.
-Au minimum cinq jours, précisa Selkie.
-Pour combien ? Questionna le vieux marchand.
-Nous serions sept voyageurs, compta Arthur.
-Cela fait alors… 35 pièces… Calcula Henry.
-Que 35 ? Pourquoi donc ? Demanda la femme du chevalier.
-Ça semble d’une urgence rare… Fit Henry. Et puis, je commence à faire pousser moi-même mes légumes, malgré mon âge… Alors ça baisse les prix.
-Merci beaucoup, mon bon ami ! Remercia Arthur en commençant à préparer les vivres.»

Chaque fois que les vivres d’un voyageur furent prêtes, elles étaient chargées sur un cheval qui servirait pour le voyage. Le dernier cheval à être charger était Spirit, le cheval d’Arthur. Âgé de sept ans, il était le remplaçant du dernier étalon du chevalier, ayant trouvé la mort dans une bataille. Le grand étalon était blanc comme la neige avec les crins noirs. Une fois qu’il fut chargé, le couple se mit en direction de la porte de la ville, pour le grand départ.
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Ven 3 Aoû - 17:39

CHAPITRE 4 : Le départ

Arthur et Selkie arrivèrent à l’entrée de Jakila, près de la palissade en bois, et y retrouvèrent Erika, Grash, Likou, Aurélia et Astyan. Chacun avait revêtu ses armures de combats. Erika portait son armure de cuir teinté violette et ses gants rouges orangés ainsi que des pantalons fait de cuir, teinté en bleu foncé. Son épée en fer reposait à ses côtés, accroché à sa ceinture. Grash avait revêtu un plastron en fer en guise d’armure et des pantalons en mailles solides sans compter un casque en fer avec visière. Il transportait son arme de prédilection sur son dos, une grosse hache de combat, mais également son épée, fait de topaze, élément de l’électricité. Likou, lui, transportait également sa hache sur son dos. Il était vêtu d’une armure rouge foncée et noire ainsi que des pantalons de la même couleur. Aurélia pour sa part portait une armure bleue pâle avec des symboles représentant les quatre éléments fondamentaux, chacun de la couleur de son élément. (Le feu était rouge, etc.) Elle gardait sur son dos un grand arc et un carquois contenant sept flèches à la pointe blanche. Aurélia et Likou avaient attachés à leur ceinture des petites herbes médicinales pour les soins, juste au cas où. Le frère de Selkie, lui, portait une armure verte et comme l’Elfe, traînait un arc sur son dos, mais la différence était que les sept flèches de son carquois avait une pointe jaunâtre. Lui et Aurélia portait des pantalons de cuir bleu foncé.

«Vous voilà enfin ? Demanda Astyan. Dites moi ce qui se passe pour une fois !
-Notre fille a été enlevée par le Seigneur Strahl, expliqua Arthur. Il veut se venger de la défaite que Rurik, ou plutôt Kirur, lui avait causé il y a de cela six ans.
-L’espèce de… Commença Erika.
-Et où devons nous aller ? Demanda Likou.
-Par delà les montagnes au Nord, apprit Grash.»

Le Nain semblait ravit de l’apprendre, mais l’Elfe, elle, pâlit encore plus qu’elle ne l’était.

«Aurélia, ça va ? Demanda le Nain qui avait remarqué son malaise.
-Oui… Oui, je vais bien, répondit Aurélia.
-J’imagine que le peu de vivres que nous avons ne suffira pas pour le voyage ? Demanda Astyan. Comment allons nous faire pour… ?
-Il y a une ville au pied de la montagne, nous n’aurons qu’à y faire un petit arrêt en chemin, proposa Selkie.
-C’était mon idée première, admit le chevalier Cole. Mais chacun va devoir payer ses vivres, car celles-ci m’ont pas mal dépouillée.
-Avant de partir de là, pillons un peu le trésor de Strahl, proposa Grash. Butin de guerre légitime.
-Oui, pourquoi pas, si ça peut te faire plaisir ! Affirma Selkie. Et il y en a un autre qui va être content…
-Moi ? Bien sûr, soeurette ! Ricana Astyan.
-Bon, tout est en Ordre, alors, allons-y !» Ordonna Arthur en montant sur Spirit.

Et la troupe de sept guerriers se mit en route tard le soir. Guidés par la lumière de la lune, Arthur et Spirit menaient la route, connaissant bien l’itinéraire à suivre. Les chevaux redoublaient d’efforts pour se dépêcher d’arriver rapidement et le vent frais de la nuit les rafraîchissait. Lentement, au fur et à mesure que le ciel devenait plus clair et les étoiles et l’astre de la nuit disparaissait, plus les cavaliers et les montures redoublaient d’efforts pour ne pas dormir ou prendre trop d’arrêt, pour gagner le plus de temps possible. Dans la matinée, le vent se dissipait peu à peu, mais la troupe ne s’arrêta pas pour autant. Le soleil apparut haut dans le ciel peu longtemps après, éclairant l’herbe mouillée par la rosée, donnant l’impression aux guerriers qu’ils étaient entourés d’un immense champ de cristaux irradiant sa lumière autour de lui.

Mais en milieu d’après-midi, les conditions étaient insoutenables. Les chevaux devaient continuer à galoper sous un soleil de plomb et encore pire, le vent avait cessé. Le groupe fit halte sur le bord de la route pour laisser aux chevaux un peu de répit et aux guerriers de se dégourdir les jambes et de manger quelques baies et noix pour faire patienter leur estomac jusque dans la soirée. Après vingt minutes de pause bien méritées, les Humains et l’Orc se remirent à dos de cheval et continuèrent leur route sous la chaleur accablante.

La soirée vint enfin, mais Arthur ne s’arrêta pas. Il voulait absolument continuer jusqu’à l’intersection menant à Astoria, signe qu’ils auraient fait une bonne partie du chemin. La lune était déjà dans le ciel depuis un peu plus d’une heure lorsque le chevalier proposa enfin une halte sur le bord de la route. Tous en sueur, hommes comme femmes ne se firent pas prier d’enlever leur armure pour pouvoir dormir en tunique. Seul Arthur gardait la sienne.

Chacun fit sa part du travail pour monter le campement rapidement. Likou et Grash coupèrent l’herbe longue avec leur haches, Arthur, en utilisant son épée runique, abattit un arbre, le plus court, le coupa en morceau et emmena les petites bûches au camp. Selkie se chargea d’allumer le feu et de faire cuire la viande après l’avoir fait un peu hydratée en utilisant sa gourde d’eau. Erika, elle, attacha les chevaux et Aurélia vérifia qu’ils étaient en pleine forme pour continuer le lendemain. Astyan préféra monter les tentes, lui qui était plutôt habile dans ce genre de chose.

La troupe se mit en cercle autour du feu et dégusta le repas cuisiné par la femme d’Arthur, se racontant des blagues et discutant de différentes choses. Le chevalier Cole restait en retrait un peu, toujours affecté par l’enlèvement de sa fille adoptive et la mort de son gendre. Voyant la tristesse de son mari, Selkie laissa Erika et prit place près d’Arthur. «Tu sais, elle me manque… Et je m’en veux d’avoir été si dur avec Hector… Dit le chevalier.
-Ce n’est pas ta faute… Et tu as agis comme n’importe quel beau-père, alors cesse de t’en vouloir… Consola Selkie.
-Je sais… Mais avoir su qu’il aimait Sarah à ce point, j’aurais montré un peu plus de respect et d’amitié envers lui… Admit Arthur. Je te vengerai… Quoiqu’il m’en coûte…
-Tu as déjà perdu ton oncle à cause de ces seigneurs … Fit Selkie. Espérons juste qu’il ne soit pas assez fourbe pour ne pas te refaire le même genre de coup bas…
-Oui, je l’espère… Souhaita le chevalier en armure rouge.
-Hey cousin ! Lança Erika. Viens par ici !»

Erika était la cousine d’Arthur car elle était la fille de Rurik. Le père d’Arthur, Lucius Cole, était le frère du père de la jeune chevalière.

«Elle a raison, allons-y, fit Selkie. Ça pourrait nous remonter un peu le moral.
-D’accord ! Accepta le chevalier.»

Et malgré la tristesse qu’il ressentait, Grash et Astyan, avec leurs stupidités légendaires, réussirent à le faire rire de bon cœur. Une dizaine de minutes plus tard, cependant, leur de dormir vint pour se lever tôt le lendemain. Arthur embrassa tendrement Selkie et l’emmena dans leur tente respective. Erika, Astyan et Grash partageraient la seconde et Likou et Aurélia la dernière. C’est serré l’un contre l’autre que les mariés s’endormirent, déjà prêts à affronter la journée de demain.
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Lun 6 Aoû - 4:51

CHAPITRE 5 : Un douloureux souvenir

Arthur fut l’un des premiers à se réveiller. Il sortit lentement, en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Selkie. Il faisait jour, le soleil se levait lentement, la rosée du matin était encore fraîche au sol. Le chevalier vit son ami Grash, près de la route, déjà prêt à partir. Arthur s’approcha de lui en marchant sur l’herbe trempée et se plaça à côté de lui. «Qu’y a-t-il donc, mon ami ? Demanda le chevalier.
-C’est juste que… Je me souviens du massacre de ce petit village, là-bas… Fit Grash, la mine basse en pointant la route.
-Oui, on va devoir passer par Astoria, j’en ai bien peur… Avoua Arthur. Les dégâts sont monumentaux, mais ton peuple ou toi ne devriez pas vous en vouloir.
-Tu as parfaitement raison… Admit Le Scissor. C’est la faute de Rurik qui s’était fait passé pour un Grand Prêtre… Depuis, mon peuple est moins axé sur sa religion.
-Et est-ce une bonne nouvelle à tes yeux ? Demanda le chevalier en armure rouge.
-Plutôt, car au moins le même genre de chose ne pourra plus arriver… Répondit le Souverain.
-Oui… Il faut toujours voir le bon côté, peu importe la situation… Dit Arthur.
-Vraiment ? Comment vois-tu un bon côté à la mort d’Hector ? Questionna Grash.
-Il est mort en défendant celle qu’il aimait… Une fin que je ne souhaite à personne, mais il est mort en défendant ceux qu’il aimait, ses convictions. Hector était libre de son choix, donc à mon avis il a eu une belle fin… Expliqua Arthur.
-Oui… Tu as sûrement raison, approuva l’Orc.
-Aide moi à réveiller tout le monde ! Fit le chevalier en se retournant. Plus vite nous partirons, plus vite nous serons à Orania.
-Orania ? Demanda bêtement Le Scissor. Oh oui, la ville au pied de la montagne !»

Arthur se chargea de réveiller sa femme en douceur, pendant que Grash réveilla les autres en hurlant et en les secouant.

«Tu connais pas la manière douce ? Ragea Erika en se levant, étourdie.
-Désolé, mais je veux qu’on se dépêche un peu ! S’excusa Grash.»

La troupe fut prêt à partir en moins de vingt minutes, grâce à Grash et ses hurlements. Chacun avait replié sa tente, mangé quelques baies comme déjeuner, sellé son cheval et reprit la route. Toujours menés par Arthur et Selkie, le groupe tentait de bien les suivre pour ne pas tomber, la route étant caillouteuse et en très mauvais état, sans compter que la forêt était très dense, et que les cavaliers devaient surveiller d’éventuelles meutes de loups ou autre animaux sauvages de ce genre. Le chevalier Cole était aguerrit dans ce genre parcourt et son expérience fut bénéfique, car le groupe fut à Astoria quelques heures plus tard seulement.

Les ruines n’avaient pas changés. Quelques maisons étaient encore intactes. Les autres, brûlées jusqu’à ce qu’il en reste des cendres ou complètement démolie par l’Ogre qui s’y trouvait il y a six ans. Tous eurent un pincement au cœur, surtout Selkie et Astyan, qui avaient vécus plusieurs années dans le petit ville d’Astoria.

Peu rassurés, ils avancèrent dans le désastre pour pouvoir continuer leur route.
«Là se trouvait le magasin… Et là notre maison ! Se remémora Astyan en y passant.
-Que de bons vieux souvenirs nous avons eu ici… Ajouta Selkie.
-Ce village a été attaqué ? Demanda Aurélia ? Était-ce par le seigneur Valdir ?
-Non, par les Orcs… Corrigea Grash.
-Oh, je vois… Fit l’Elfe.
-Qui est ce seigneur Valdir ? Demanda Arthur, perplexe d’entendre ce nom.
-Il est le seigneur noir qui régnait par delà les montagnes il y a environ une vingtaine d’année avant qu’Helldritt ne le remplace, expliqua l’Elfe guérisseuse. Mais Helldritt a été victime d’un complot par Strahl et a été renversé il y a de cela trois ou quatre ans.
-Comment sais-tu tout ça ? Questionna Likou.
-Je suis en contact avec ma terre natale en tout temps grâce au vent, fit simplement Aurélia.
-Par le vent… Répéta l’archer. Étrange.
-Donc, tu es en train de me dire que tu viens du pays où règne Strahl ? Fit Arthur, surprit.
-Oui, et j’ai été épargnée d’un massacre semblable à celui-ci, à l’exception près que les Elfes savaient se battre… Expliqua l’Elfe.
-Donc les soldats doivent être très aguerris, en conclut le chevalier. Ça pourrait nous compliquer la tâche…
-Ben si nous faisons attention nous devrions pouvoir les vaincre… Avança le Souverain.
-Nous entraîner un peu le long de la route ne nous fera pas de mal, conseilla Arthur.
-Bonne idée ! Admit Selkie.
-Bon, nous devrions nous dépêcher de quitter cet endroit… Fit Astyan. Si nous voulons retrouver ta fille rapidement, on doit faire vite !
-D’accord… Allons-y !» Fit le chevalier en éperonnant Spirit qui se mit à galoper, suivit des autres.

Avant que le village fut hors de vue, Selkie se retourna un peu pour revoir une dernière fois pour un long moment les ruines de l’endroit où elle avait vécue pendant plus de huit ans.
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Mer 8 Aoû - 22:15

CHAPITRE 6 : Une vieille connaissance...

Faisant exactement la même chose que la dernière fois, Arthur guida ses compagnons jusqu’au croisement qui allait à l’Ouest vers l’Orglark, au sud vers Zéphyria et au nord vers Orania. Bien que la route était caillouteuse, la journée et la soirée avaient été plus fraîches, rendant la tâche un peu moins ardue aux chevaux. Le grand chevalier proposa l’arrêt près du croisement et tous furent bien d’accord de se dégourdir les jambes en ensuite de dormir.

C’est sous un ciel déjà étoilé que chacun fit sa part du travail qui fut bien plus difficile, étant donné la présence des nombreux arbres qui étaient condensés d’une façon de plus en plus serrée. Malgré tout, Grash et Likou furent en mesure de faire un endroit suffisamment grand pour les trois tentes. Erika et Aurélia s’occupèrent des chevaux comme à leur habitude, Astyan monta les tentes et Selkie fit la cuisine avec le bois des deux bûcherons. Arthur observa et dirigea l’affaire, car sa seule tâche était maintenant prise.

Le campement fut monté en une quinzaine de minutes. Les sept guerriers se régalèrent de la soupe aux légumes que la femme du chevalier leur avait préparés. Puis, Arthur proposa avec le bois restant de se tailler des épées en bois pour s’entraîner sans risque de blessures. La majorité voulut, sauf Astyan et Aurélia. «C’est barbare d’utiliser une épée, si vous voulez mon avis… Fit simplement Aurélia.
-Et pis je ne suis pas assez idiot pour me battre au front ! Renchérit Astyan.
-Peut-être, mais que feras-tu si la même chose qu’il y a six ans t’arrive de nouveau ? Questionna Arthur. Tu n’auras pas autant de chance deux fois.
-D’accord, donne moi cette fichue épée ! Ragea le frère de Selkie en pâlissant.»

Le grand chevalier fit trois équipes. La première était composée de lui-même et de Selkie. La seconde serait formée par Erika et Astyan pour terminer avec la troisième équipe qui comportait Likou et Grash.

«Voyons si tu as gardé la forme, chérie ! Fit Arthur en se mettant en pose de combat.
-Et toi si tu n’es pas trop vantard ! Répondit Selkie avec un clin d’œil.»

Ce fut le chevalier qui fonça le premier. D’un mouvement rapide et agile, la chevalière évita une estocade d’Arthur et contre-attaqua d’un mouvement vertical vers la tête de son époux. Arthur se laissa volontairement tomber par terre et évita ainsi le coup. Il se saisit du bas de la jambe de sa femme et la fit trébucher à son tour en tirant un bon coup. Le chevalier profita de ce moment pour se relever avec une roulade et partir de nouveau à l’attaque. Il décocha un coup qui devait attendre le bras mais Selkie eut le réflexe de bloquer alors qu’elle était encore à genoux. Elle repoussa Arthur et se remit debout et bloqua une entaille qui visait son flanc gauche. La chevalière tenta une botte en direction de son mari qui bloqua le coup au niveau du thorax avec sa main libre. Ayant l’avantage, le chevalier poussa sa femme au sol et elle échappa son épée. Avant qu’elle n’ait le temps de reprendre, elle sentit le bois de l’épée d’Arthur contre sa gorge.

«Tu te débrouilles très bien ! Félicita Arthur.
-Je t’ai laissé des chances ! Ricana Selkie en riant de bon cœur.
-Oh, bien sûr ! Suis-je bête ! Renchérit le chevalier en riant à son tour.»

Il aida sa femme à se relever et regarda se qui se passait autour. Erika avait facilement battu Astyan mais la jeune chevalière donnait des astuces de combat à son aîné. Grash et Likou, eux, n’avaient pas encore fini. La jeune Elfe, tant qu’à elle, regardait l’action dans son coin.

Au bout d’une dizaine de minutes, ce fut l’Orc qui sortit vainqueur du duel et les deux combattants se saluèrent, signe qu’ils avaient eu un excellent combat. Lorsque le duel fut finit, Arthur proposa à tout le monde de se coucher. Ce ne fut pas refusé, surtout pour Grash et Likou qui étaient en sueur. Chacun regagna sa tente respective et chacun s’endormit rapidement.

Au beau milieu de la nuit, cependant, un bruit de pas plutôt étrange réveilla Arthur. La chose qui émettait se bruit était plutôt grosse. Il tira son épée et sortit de sa tente discrètement. Il retourna sur la route et vit se qui provoquait ces bruits. Un énorme crocodile bipède, de deux mètres cinquante de haut, possédant trois cornes, regardait le chevalier avec ses trois gros yeux globuleux. Grâce à ses écailles rouges et brunes foncés, il était plutôt dur à distinguer la nuit, bien que ses énormes dents renvoyaient légèrement les rayons de la lune. C’était un Crodak, les montures Orcs. Méfiant, le chevalier s’approcha de l’énorme bête et vit qu’il transportait un cavalier endormi. Arthur prit le risque de le réveiller et fut surpris de voir qui était le petit homme grassouillet aux cheveux bruns coupés courts et à la grosse moustache brune. «Jarek ? Fit Arthur, surprit.
-Bonjour Arthur, salua Jarek en ouvrant ses petits yeux gris.
-Que fais-te vous ici ? Questionna le chevalier.
-Depuis le nouveau traité entre les Orcs et les Humains, je fais du commerce avec eux, lui apprit l’armurier de Rasalia.
-C’est plus qu’une bonne nouvelle pour toi ! Admit Arthur.
-Oui, en plus, ils m’ont donné un Crodak pour permettre de faire les allers-retours plus rapidement, fit Jarek avec un sourire.
-Et bien j’en suis bien content pour toi, dit simplement le grand chevalier en rangeant son épée.
-Bien, je vais continuer ma route, proposa l’armurier.
-Oui, et moi je vais retourner me coucher, fit le chevalier aux yeux verts.
-Peu importe où tu vas, je te souhaite bonne chance ! Lança Jarek en ordonnant au Crodak de reprendre le chemin plus rapidement.
-Bonne chance dans tes affaires ! Souhaita Arthur.»

Puis, en baillant, Arthur retourna discrètement à sa tente pour ne pas réveiller Selkie et profiter des dernières heures de sommeil dont il disposait.
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Mar 14 Aoû - 18:21

CHAPITRE 7 : Une route semée d’embûche

Arthur fut réveillé par Selkie ce matin là, même si normalement c’est le contraire qui se produisait. «Allons, Arthur, il faut se lever et partir… Fit doucement Selkie en embrassant son mari sur le front.
-Oui… Ça va, je me lève, se plia le chevalier en se redressant pour s’asseoir.
-LEVEZ-VOUS ! Hurla Grash.
-Mais voudrais-tu, ne serais-ce qu’une seule journée, me réveiller avec un peu plus de politesse ? Cria Erika de sa voix ensommeillé.»

Lorsque Arthur sortit de la tente, il regarda le ciel qui était plutôt noir, couvert de nuage. Puis, il aida les autres à ranger le campement et à tout remettre en selle, puis Arthur demanda le silence et déclara de sa voix forte : «Il va y avoir très probablement un orage aujourd’hui. Progresser sera plus que difficile que jamais dans la boue. C’est pourquoi je vous demande de redoubler d’attention sur la route.
-Génial… Dit Astyan, sarcastique.
-Ben, ça va te rappeler ton jeune temps, t’adorais ça ! Ricana Selkie.
-Plus maintenant, ronchonna l’archer.»

Le groupe s’élança sur la route terreuse et caillouteuse, sous le ciel de plus en plus noir, le vent devenant toujours plus violent. Vers le début de l’après-midi, une pluie tout d’abord fine commença à tomber, puis un véritable torrent des cieux se déchaîna. Le vent devint si puissant que certains arbres commençaient à plier légèrement. La route, maintenant vaseuse, rendait la progression difficile et plusieurs fois, les cavaliers les moins expérimentés, tel qu’Astyan, Likou et Aurélia, tombaient de leur monture. Même Grash et Selkie chutèrent à un certain moment. Mais malgré tout, les braves guerriers et les braves bêtes se remettaient en route et progressaient aussi vite qu’ils le pouvaient. Finalement, des éclairs se mirent à fuser du ciel, le tonnerre se mit à gronder. Les bêtes, même affolées, bravaient l’orage pour leurs cavaliers. Finalement, la tempête se calma plusieurs heures plus tard et dévoila peu à peu un ciel orangé qui redevint noir. Le vent était maintenant très faible, l’air humide, ce qui était loin de facilité de le voyage. Finalement, deux heures après la tombé du soleil, Arthur proposa l’arrêt et tous furent d’accord pour installer le campement.

Tout fut installé rapidement et le chevalier refit les équipes. Selkie allait être jumelée à Erika, Astyan à Likou et Grash serait le compagnon d’Arthur, alors que l’Elfe se contenterait une fois de plus de regarder.

«Alors, mon bon ami, tu t’es bien entraîné pendant ton règne ? Demanda le chevalier.
-Je crois que oui, répondit Grash. Tu pourras juger toi-même.
-Oui, donne tout ce que tu as ! Dit Arthur.»

Les deux compagnons s’observèrent un bon moment, car chacun connaissait la force, la rapidité et l’esprit tactique de son adversaire. Car Grash, avant de devenir Souverain de l’Anduil, était l’un des généraux de l’Orglark.

Le chevalier donna finalement l’assaut le premier. Il envoya une attaque en entaille visant les côtes de Grash mais l’Orc bloqua le coup de son épée de bois et fonça vers Arthur et lui donna un coup d’épaule solide qui le fit tomber à la renverse. Le grand chevalier se releva d’une roulade arrière et repartit presque immédiatement à l’attaque de Grash en feintant une estocade. Le Scissor se préparait à bloquer lorsque Arthur fit un rapide mouvement pour frapper le Souverain dans les jambes. Mais Grash vit le coup et bloqua de justesse et grâce à sa force impressionnante, coinça l’épée de bois d’Arthur au sol avec son bras droit. Avec le bras gauche, il se mit à pousser le chevalier pour lui faire lâcher son épée. Ce qui fut mission accompli car Arthur tomba par terre, sur le dos. Grash allait le frapper pour gagner le duel quand le chevalier aux cheveux bruns fit trébucher l’Orc d’un coup dans les jambes. Le souverain conserva cependant en mains son épée en bois. Profitant du fait que le grand Orc était couché au sol, Arthur se précipita vers son épée en évitant une entaille au sol de Grash en sortant par-dessus. Il récupéra son épée au même moment que Grash se releva. Les deux êtres se mirent à faire des échanges à une vitesse incroyable, si bien qu’une trentaine d’échange fut réalisé en une minute. Ce fut le chevalier qui la brisa d’une botte qui envoya Grash au sol et lui fit échapper de nouveau sa lame. Avant qu’il n’ait eu le temps de la reprendre, Arthur lui mit la lame en bois sur la nuque.

«J’ai gagné, fit simplement Arthur, essoufflé.
-Je reconnais ma défaite, admit l’Orc. Tu es un adversaire de valeur et je le sais depuis le jour où je t’ai affronté en Orglark.
-Tu sais, tu es un excellent combattant toi aussi, reconnu le chevalier. Mais si je puis te donner un conseil, surveille un peu plus tes jambes.
-Et moi voici mon conseil, commença Grash. Tu devrais être moins impatient et attendre un peu plus le mouvement de ton adversaire.
-Je tâcherai de m’en souvenir, promis Arthur.»

Le grand chevalier regarda autour de lui. Selkie et Erika avaient finies et c’était la femme d’Arthur qui avait remporté le défi. Quand à Likou et Astyan, le résultat n’était pas bien dur à voir. L’archer était par terre, se tenant la jambe et Aurélia se tenait près de lui.

«Qu’est-ce qu’il a ? Demanda Arthur en s’approchant.
-L’espèce d’empoté m’a donné un coup sur la jambe ! Ragea Astyan.
-Tu as perdu en combien de temps ? S’informa Selkie.
-En moins d’une minute, fit fièrement le Nain.
-Parfait, merci Likou ! Remercia la femme d’Arthur. J’ai fait deux pièces grâce à toi.
-Bon ça va… Ronchonna Erika en tendant deux pièces à Selkie. Je pensais qu’avec mes conseils il ferait au moins une minute, mais non !
-T’as parié contre moi ? S’indigna Astyan.
-Ben, on a le droit de s’amuser, non ? Ricana la femme du chevalier.
-Je devrais miser moi aussi avec Grash la prochaine fois, renchérit Arthur en riant.»

Pendant que tout le monde riait du pauvre Astyan, Aurélia se tenait à distance et les regardait rire de bon cœur. «Peut-être que je devrais essayer demain… Question de m’entraîner et de m’amuser un peu…»

Une fois que tout le monde eut finit de rire du pauvre archer, Arthur proposa d’aller dormir et tous y allèrent, le sourire aux lèvres. Arthur se coucha et s’endormit rapidement, sa femme blottie contre lui.
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Ven 17 Aoû - 22:39

CHAPITRE 8 : L’entraînement

Arthur fut réveillé en pleine nuit par une petite secousse légère. C’était Aurélia, qui souhaitait parler seule à seule avec le chevalier. Il la suivit en sortant discrètement de la tente et lui demanda ce qu’il y avait. «Je tiens à m’entraîner, fit-elle simplement.
-Je croyais que tu trouvais cela barbare, l’autre jour… Rétorqua le chevalier.
-Oui, mais cela peut toujours servir… Et puis j’ai mes propres raisons… Répondit l’Elfe.
-Bon, si tu insistes, dit Arthur en prenant deux épées en bois.
-Tu dois tout m’apprendre, exigea Aurélia.
-En quelques heures ce n’est malheureusement pas possible, mais je t’enseignerai petit à petit ce que tu dois savoir, promit le Chevalier.»

Il s’écarta un peu du camp pour éviter de réveiller tout le monde, puis commença à apprendre la base à Aurélia. «Il y a trois types de coups normal, commença le chevalier. Il y a tout d’abord l’estocade. Ce genre d’assaut est rapide, mais facile à bloquer, mais pratiquement impossible à éviter. Si ton adversaire n’a pas de bouclier, ce genre de coup peut se pratiquer.
-S’il a un bouclier ? Demanda Aurélia.
-Il peut bloquer et tu te retrouves sans défense, répondit Arthur. Pour finir, l’estocade est l’un des coups les plus mortels, sachant que tu peux transpercer le cœur si bien viser. Il y a ensuite l’entaille. C’est un coup décrivant un large moulinet devant toi. C’est dur à bloquer, mais facilement évitable d’un bond en arrière. Ici, mieux vaux le faire avec un adversaire soit un peu plus lent, soit mieux équipé. S’il est mieux équipé que toi, vise la gorge, l’armure ne pourra pas le protéger totalement.
-Je vois… Fit Aurélia en notant sur une feuille de parchemin vierge qu’elle avait prise de son sac ce que le chevalier lui disait. Et tu m’avais parlé d’un troisième type de coup, c’est lequel ?
-Généralement, on ne trouve pas de nom à celui-ci, car c’est toi qui le créer et l’invente à ta façon, fit le chevalier. C’est le meilleur car tu y mets ta propre stratégie, donc te rends imprévisible lorsque tu t’en sers. Cela devient encore plus dévastateur avec une arme runique.
Bon, voyons voir si tu peux le faire en façon pratique.»

Arthur lança l’épée en bois à Aurélia et elle s’exécuta. Elle réussit plus ou moins bien à faire une estocade, mais le chevalier lui reprocha de ne pas y mettre assez de volonté car il bloquait le coup bien trop facilement. Ensuite, elle fit une entaille, mais son bras étant peu habitué à ce genre d’épreuve, le mouvement circulaire était trop lent. Vint finalement le dernier test. Elle fonça sur Arthur et feinta une estocade à la tête. Arthur se prépara à bloquer, mais au dernier mouvement de son coup, l’Elfe fit un tour complet sur elle et envoya un coup dans les flancs du chevalier qui bloqua le coup de justesse et la repoussa. «C’est bien pour une première fois, admit Arthur. Mais tu manques de vitesse et de force dans tes mouvements. On va travailler ça maintenant.

-D’accord, accepta l’Elfe guérisseuse. Dit moi quoi faire.
-Comment par me faire dix tours du campement en trois minutes avec du vrai équipement de chevalier, exigea Arthur.
-J… D’accord… Fit Aurélia.»

Elle s’équipa tel un chevalier et fit le tour du campement dix fois, mais elle était très maladroite. Aurélia trébuchait à cause des racines au sol et des piquets de tente, qui, par chance, tenaient le coup. L’Elfe revient devant Arthur, tout sale et légèrement essoufflée.

«Tu as fait quatre minutes trente sept… Calcula le chevalier. Tu vas devoir apprendre à soulever un peu tes pieds et t’habituer à porter ce poids régulièrement. Par contre, tu sembles avoir un bon cœur et ça peut être utile.
-D’accord, acquiesça Aurélia. Est-ce tout pour ce soir ?
-Non, on va retravailler certains mouvements, puis nous retournerons nous coucher.»

Ils commencèrent par travailler les estocades. Aurélia les exécutait gauchement au début, mais à la fin, bien qu’ils manquaient de force et de conviction, au moins ils étaient droits et précis. Ensuite, vint le temps des entailles, mais l’Elfe manquait de vitesse. Mais Arthur était patient et prendrait le temps de bien l’entraîner. Finalement, Aurélia pratiqua différents mouvements qu’elle créait, les variants pour compliquer la vie au chevalier et celle-ci se débrouillait bien. Arthur bloquait parfois de justesse certains coups. Il la félicita pour le beau travail et l’envoya se coucher avant de retourner au près de Selkie, toujours endormie, où il compléta sa nuit.
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Jeu 30 Aoû - 1:18

CHAPITRE 9 : L’arrivé à Orania

Le soleil se leva sur le quatrième jour de route du groupe de guerriers. Arthur se réveilla presque aussitôt et se chargea de réveiller Selkie, pendant que Grash hurlait comme à son habitude pour réveiller tout le monde. Erika se réveilla en fureur et se mit à enguirlander l’Orc tellement fort, si bien que même Aurélia, morte de fatigue, se réveilla. Les deux compagnons continuèrent un bon cinq minutes avant qu’Arthur ne décide de s’en mêler avant que la chevalière et le Roi ne décident de s’entre-tuer.

Le campement fut vite replié et le groupe se remit en route, sous un ciel qui se couvrit rapidement, mais il ne plus pas, et bercé par un vent léger, mais par chance, le vent solidifia la boue et rafraîchissait les chevaux. La journée se passa sans incident, mais Erika et Grash ne se parlèrent pas de la journée, toujours en colère l’un contre l’autre. Le campement fut monté, les équipes jumelées. Arthur plaça Grash et Selkie ensemble, Likou et Erika et pour la dernière équipe, il mit ensemble Aurélia et Astyan. Au bout d’une dizaine de minutes, Grash, Erika et Aurélia sortirent vainqueurs des duels, au grand désarroi des deux frères et sœurs qui avaient perdus.

Grash se moqua légèrement de Selkie et son frère pendant que Likou félicita Erika pour l’excellent duel. Les deux chevalières, malgré leurs très intéressantes conversations, se rendirent aux côtés de l’Elfe qui avait gagné son duel contre Astyan qui ronchonnait dans son coin. Elles voulaient savoir comment elle avait faite, elle qui n’avait pas apprit à se battre au corps à corps. «J’ai mes petits secrets… Fit-elle, énigmatique.»

Lorsque tout le monde fut couché, Arthur et Aurélia reprirent leur petite heure d’entraînement nocturne à l’épée. Le chevalier fit faire exactement la même chose que la veille à l’Elfe qui s’exécuta. Elle s’était améliorée, mais demeurait hélas loin du niveau des autres. (Excepté Astyan) En plus de tout ce qu’elle avait fait la veille, elle du faire un bon cinquante pompes, question de se renforcir les bras.

Le lendemain matin, Grash, pour se faire pardonner pour son comportement désobligeant avec elle, réveilla Erika en douceur et elle lui en fut reconnaissante. Mais, aussitôt fut-il sûr qu’elle était bien réveillée, sa bonne vieille habitude reprit le dessus et hurla à tous de se lever pour poursuivre leur route. Arthur et Selkie se levèrent en même temps et, juste pour réveiller Aurélia, qui s’épuisait rapidement la nuit lors des entraînements, hurla son nom près de la tente. L’Elfe se réveilla et se mit debout tant bien que mal et aida du mieux qu’elle put à défaire le campement.

Ainsi le groupe se remit en route, toujours vers le nord, mais par contre le ciel était ensoleillé cette journée là. Le vent était toujours frais et présent, rendant la journée de voyage particulièrement agréable. Tout le monde semblait de bonne humeur et même Erika et Grash s’adressait de nouveau la parole, l’Orc ayant tenté de s’excuser gauchement et cela avait flattée la chevalière que le Souverain lui-même ait tenté de se faire pardonner.

Plus la journée avançait, plus le vent devenait froid, ce qui était bon signe car les aventuriers se rapprochaient de leur objectif. Lorsqu’ils s’arrêtèrent, quelques heures après le coucher de soleil et après avoir monté le campement, Arthur refit des groupes d’entraînements. Selkie serait jumelée avec Likou, Erika avec Grash et Astyan et Aurélia de nouveau.

Arthur félicita les trois vainqueurs de cette soirée, soit Selkie, Erika et Aurélia. La majorité des femmes avaient remportés les duels de justesse, sauf l’Elfe dont la victoire était plus qu’évidente. Astyan lui perdit presque patience lorsqu’elle se fit féliciter par Selkie et que celle-ci alla se moquer de lui.

La nuit venue, Arthur se remit à l’entraînement d’Aurélia. Il lui fit faire la même chose que la veille, pour ne pas trop l’épuiser. A la fin de l’heure d’entraînement nocturne, c’est très essoufflé que l’Elfe retourna se coucher.

Le matin du sixième jour, à la surprise générale, ce fut Erika qui hurla pour réveiller tout le monde. Grash se réveilla en sursaut et quand il vit que c’était la chevalière qui lui reprochait ce genre de chose qui hurlait, il ne put s’empêcher de rire. Arthur, pour sa part, trouvait que c’était un bon moyen de réveiller les gens, mais Selkie elle, ronchonnait sans cesse, car elle trouvait que de hurler aussi fort que possible dès l’aurore était très exagéré.

Cette journée-ci fut particulièrement fraîche pour une journée de printemps. C’était à un point tel que Selkie grelottait sur son cheval et la rosée au sol gelait légèrement. Elle était bien la seule à grelotter, car elle était bien la seule à ne pas avoir emmené de cape. Arthur demanda donc l’arrêt et enleva sa propre cape et la donna à sa femme qui la revêtit sans hésiter, puis le groupe se remit en route.

Les chevaliers atteignirent Orania ce soir là. Arthur fut le premier à descendre de selle et vit, avec surprise, que tous les toisaient avec un regard menaçants, méprisants. Tous tenaient un objet quelconque dans leurs mains, et pour éviter de devoir se défendre, le chevalier leva les mains, suivit de ses compagnons derrière lui. Celui qui semblait le chef de cette bande, un grand homme moustachu, aux cheveux noirs lui arrivant au milieu du dos, vêtu de son énorme manteau en peau d’ours, demanda d’une voix forte : «Que voulez-vous, chevaliers ?
-Nous sommes en route pour le Royaume de Strahl, répondit Arthur. Nous sommes venus à votre village pour nous y reposer cette nuit, nous réapprovisionner en eau et en nourriture, puis nous partirons.
-Pour quelle raison souhaitez-vous traverser ces montagnes ? Répliqua l’un des villageois. Les monstres y sont très dangereux.
-Nous devons retrouver ma fille, qui a été enlevée par l’un des monstres travaillants pour Strahl, fit le chevalier.»

Il y eut quelques murmures chez la populace, puis le moustachu dit à Arthur : «Bien, restez aussi longtemps que vous le souhaitez.
-Merci mille fois, monsieur, remercia Selkie.
-Et un grand merci de ma part, fit Grash en avançant.
-M… M… Monsieur le Roi ? Bégaya le villageois moustachu.
-C’est bien moi, continua l’Orc. Je suis ici avec mon ami pour l’aider dans le sauvetage de sa fille et comme nous n’avions pas prévu faire un long voyage, nous n’avons que très peu pour payer chambres et vivres.
-Donc, ce serait très aimable de votre part de nous laisser dormir ici gratuitement et nous faire payer les vivres… disons à moitié prix ? Compléta Erika.
-Pour le souverain de l’Anduil, ce sera un plaisir et un honneur d’écouter votre requête, fit l’homme aux cheveux longs.
-Une dernière chose, est-ce que les lits sont chauds ? Questionna Astyan.
-Très chauds, affirma le moustachu.
-Parfait ! S’écria t’il en s’élançant vers l’auberge, suivit par Selkie, Arthur, Grash et Erika.
-Vous ne les suivez pas ? Demanda le moustachu.
-Plus tard, répliqua Likou. Si vous avez des malades ou des blessés, nous pouvons nous en charger avant d’aller nous coucher.
-Vraiment ? Demanda le chef des villageois.
-Oui, de plus, ce serait un moyen de payer pour votre hospitalité, renchérit Aurélia.
-Et bien venez avec moi, je vais vous conduire à notre petit hôpital, déclara le moustachu.»

C’est ainsi que le duo suivit le chef de la bande de villageois pendant qu’Arthur et ses compagnons relaxaient à l’auberge…
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Jeu 30 Aoû - 1:18

CHAPITRE 10 : Shadow le mercenaire

Les cinq guerriers entrèrent dans la spacieuse auberge des ‘neiges éternelles’. Cette auberge, dont la façade était brune et verte, décorés par des dessins de flocons blancs, était d’une rare beauté. Au fond à gauche se trouvait les escaliers sur lesquels un magnifique tapis rouge avait été installé, un peu sur la gauche des escaliers un magnifique foyer trônait, réchauffant l’endroit de ses flammes. Autour du foyer était disposé huit fauteuils en cuir rouge, et derrière ces fauteuils il y avait une dizaine de tables, majoritairement vides à ce moment-ci de la journée. Le plafond avait été peinturé en gris et en blanc, donnant l’impression que le ciel était juste à quelques mètres des clients. Sur les murs, on avait fait le bas en blanc et gris, plus haut en brun, mais peinturé de taches blanches, donnant l’impression qu’il neige. Au comptoir se trouvait la serveuse, une petite rouquine aux yeux bleus, faisant maximum vingt ans, aux cheveux longs et au sourire chaleureux, accueillant. Elle discutait au comptoir avec un homme vêtu complètement de noir portant un masque également noir.

Les cinq aventuriers prirent place au comptoir, sur les bancs disponible et commandèrent tous une bière et payèrent les cinq pièces demandés, avec deux pièces supplémentaire pour la qualité du service. Ensuite, Erika, Selkie et Astyan se prirent une table et se mirent à discuter, mais Arthur resta au comptoir avec Grash.
«Que peux-tu me dire au sujet de cet homme ? Demanda le chevalier à l’Orc.
-C’est un mercenaire, pas de doute, affirma le Souverain de l’Anduil. C’est le genre de personne prêt à faire n’importe quoi pour quelques pièces.
-Il accepterait de nous aider, tu crois ? Questionna Arthur.
-Si nous lui offrons une bonne somme, sûrement, confirma Grash. Mais soit avertis… Dès qu’il trouve une meilleure offre, il peut nous lâcher.
-Pour traverser les montagnes, il peut s’avérer utile… Réfléchit Arthur.
-Pour les montagnes, c’est pas moins de vingt pièces, monsieur Cole, rétorqua le mercenaire.
-Comment connaissez-vous mon nom ? Demanda le chevalier, perplexe.
-Votre légende vous précède pratiquement partout, comme celle de votre père, reprit le mercenaire. Et puis votre tête a été mise à prix dans le royaume de Strahl.
-Je vois… Fit Arthur. Et à combien ma tête a-t-elle été mise ?
-Pour… trois cent pièces, lui apprit l’homme en noir.»

Arthur fut estomaqué en entendant le nombre. À trois cent pièces, tout le monde essaiera de le tuer ! Sachant maintenant qu’il est recherché et que le mercenaire est au courant, il ramena sa main vers le pommeau de son arme.
«Pas de violence, mon gars ! Rétorqua le mercenaire. Je n’oserais jamais m’en prendre à vous. Si vous avez réussi à vaincre l’un des meilleurs soldats de Valdir, vous devez être très impressionnant !
-Merci du compliment, mais je préfère garder ma garde haute, affirma le chevalier.
-Très bonne attitude, car il est important d’être prêt à tout, conclut le mercenaire.
-Bon, revenons en au fait, changea de sujet l’Orc. Pour combien de pièces souhaitez-vous venir avec nous par-delà les montagnes ?
-Hé bien… pour vingt cinq pièces, ça devrait aller ! Calcula l’homme en noir.
-Marché conclut, affirma Grash. Je vous paierai dès que nous serons de l’autre côté des montagnes. Comment devons-nous vous appeler pendant cette expédition ?
-Shadow fera l’affaire, répondit simplement le mercenaire.
-Bienvenue dans l’équipe, Shadow, fit Arthur en lui serrant la main.»

Alors que le chevalier et le mercenaire se serrait la main, Selkie remarqua l’action et demanda à ses deux compagnons de tables : «Qui c’est celui-là ?
-Je n’en sais rien… Je n’aime pas sa tête… Fit Astyan.
-Moi non plus, mais Arthur doit avoir ses raisons de lui parler… Avança Erika.
- Tiens, ils viennent par ici ! Remarqua la femme du chevalier.»

Shadow, Arthur et Grash prirent des chaises et s’assirent à la table de Selkie, Erika et Astyan.
Les yeux bleus métalliques de Shadow regardèrent Selkie brièvement, il inspecta un peu Astyan, mais ses yeux restèrent sur Erika un très long moment. Puis il se présenta : «Je suis votre nouveau compagnon. Appelez moi Shadow.
-Arthur, puis-je te parler un moment ? Demanda Selkie.
-Oui, bien sûr ! Accepta le chevalier.»

La femme du chevalier emmena celui-ci loin de la table, près du foyer. Puis, elle dit, en colère : «Qui t’as donné l’autorisation de l’emmener celui-là ?
-Écoute chérie… Je suis désolé, s’excusa le chevalier. Mais je veux tellement retrouver Sarah… Nous ne pouvons pas passer à côté d’une aide si précieuse.
-Moi aussi je veux la retrouver, crois moi, sanglota Selkie. Mais je ne ferai pas confiance à ce genre de personnage !»

Un éclat de rire fusa de la table où Shadow s’était assis, lui ayant raconté une bonne blague.
«Je ne te demande pas de l’aimer, mais donne lui sa chance, au moins proposa Arthur.
-Bon… Si c’est pour retrouver Sarah… Qu’il vienne ! Ragea la femme du chevalier. Mais que je ne le vois pas s’approcher trop près de moi !
-Je le mettrai en garde, promis… Fit le chevalier en serrant fort Selkie contre lui.»

Il l’embrassa tendrement, puis il la ramena à leur table après avoir séché les larmes de sa femme. Toute la soirée, ils discutèrent de l’itinéraire à suivre, des dangers de la montagne et des tours de gardes. Bref, tout ce qui sera utile. Au milieu de la conversation, Likou et Aurélia entrèrent à leur tour dans l’auberge et prirent part à la conversation, s’étant fait un bon petit huit pièces cette soirée là.

Une fois que tout fut prêt pour le lendemain, Arthur donna rendez-vous à son groupe à la sortie de la ville quelques heures après l’aube. Ils acceptèrent tous et, se faisant tard, chacun gagna sa chambre respective, fatigué par la longue route et souhaitant un lit doux et chaud, n’ayant pas pu en profité et ne pouvant pas en profité avant longtemps.

Arthur se coucha peu après Selkie et revit les gestes dans sa tête du mercenaire. Il ne semblait pas bien méchant, au contraire, mais ce que Grash avait dit le tracassait… Et cela lui revint en tête lorsqu’il parvint à dormir. «Mais soit avertis… Dès qu’il trouve une meilleure offre, il peut nous lâcher.»
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Jeu 6 Sep - 23:57

CHAPITRE 11 : La chaîne de Trollbark

Arthur se réveilla très tôt le lendemain matin. Le soleil se levait à peine sur le petit village nordique, dévoilant la beauté des rayons sur la mince couche de givre et de soleil restant encore sur l’endroit. Le chevalier admira le paysage un moment, puis descendit à l’étage inférieur pour y retrouver le maire Morey, l’homme aux cheveux noirs de la veille. Il portait une armure de cuir lourde et portait une hache sur son dos ainsi qu’une épée à ses côtés et une targe de bois sur le bras gauche. (Bouclier s’enfilant comme un gant) Celui-ci lui souriait et Arthur lui demanda ce qu’il faisait ici aussi tôt. Morey lui répondit : «Je souhaite vous accompagner.
-C’est une mission très dangereuse, en êtes vous sûr ? Demanda le chevalier.
-Oui, plus que sûr ! Fit Morey. Ma femme est morte et mes cinq enfants sont en âges de se débrouiller. Ils comprendront.
-Vous avez cinq enfants ? Questionna Arthur, surpris.
-Oui, je parais plus jeune que je ne le suis, répondit le maire. Mon fils le plus jeune a près de seize ans»

Morey lui parla légèrement de ses enfants avant d’obliquer de sujet et d’emmener Arthur au magasin de vivres où le chevalier paya l’équivalent de sept repas pour tout le monde, soit neuf personnes, pour la modique somme de vingt pièces que Grash lui avait fourni. Puis, il chargea cela sur les chevaux puis emmena les bêtes aux portes de la ville où il fut rejoint par Erika et Shadow en premier, ensuite de Grash et Selkie. Deux heures après le lever du soleil, Aurélia, Likou et Astyan arrivèrent et s’excusèrent du retard, prêts à partir.

Avant le grand départ, Morey fit ses adieux à Orania en souhaitant revenir vivant et ses enfants, âgés entre 15 et 23 ans, lui firent de déchirants au revoir, mais effectivement, ils comprenaient les motivations de leur père…

En tête de l’équipe, Arthur retourna, suivit de ses fidèles compagnons, à l’embranchement de la veille puis tourna à droite, soit le chemin qui est normalement tout droit quand on utilise le chemin comme la veille. Les neuf aventuriers l’atteignirent peu après midi, puis prirent le chemin de la chaîne de montagne et au bout d’une longue journée froide et venteuse, le groupe arriva au pied de la gigantesque chaîne de montagne de Trollbark.

C’étaient d’énormes montagnes, faisant un peu plus de trois mille mètres d’altitudes pour la plupart et elles étaient toujours enneigés tout en haut, dans les cinq cent plus haut mètres. Certaines étaient très escarpées, mais sur d’autres l’on voyait une petite route que l’on pouvait probablement suivre à pied. Sur les montagnes il n’y avait aucun arbre en vue, ni aucun animal d’ailleurs…

«Pourquoi nomme t’on cette endroit la chaîne de Trollbark ? Demanda Grash, connaissant peu la région.
-Les montagnes sont peuplées de Troll, répondit Arthur.
-Tu es… sûr que nous pouvons réussir ? Questionna Shadow. Je sais que tu as tué Rurik… Mais une horde de Troll ne doit pas être vraiment mieux !
-Nous sommes neuf, tous bien armés… Répliqua Selkie. Nous sommes en mesure de réussir.
-Mais c’est vrai que ce n’est pas ce que j’appelle ‘rassurant’ comme endroit… Fit Erika.
-Écoutez moi bien… Commença le chevalier Cole. Si il y en a qui souhaite faire demi-tour, ils peuvent, vous savez. Je ne vous forcerai pas à y aller et si vous refusez, je comprendrai.»

Pas un de ses compagnons ne bougea, déterminés à y aller malgré leurs peurs.
«Pas question qu’on te laisse tomber, Arthur ! Répliqua Grash. Tu as tant fait pour nous.
-Oui, c’est la moindre des choses ! Renchérit Erika.
-Bien… Si vous souhaitez venir ! Fit Arthur en souriant. Nous ferons des tours de gardes ce soir et cette nuit pour éviter les mauvaises surprises. Cette nuit, ce sera dans l’ordre ; Moi, Erika, Grash et Astyan. Chacun fera deux heures.
-Je peux m’en charger, vous savez ! Se proposa Shadow.
-Chacun prend ses responsabilités les soirs que Arthur attribue, contesta Selkie.
-Si tu veux te rendre utile, Shadow, va récolter du bois, nous en aurons besoin cette nuit ! Proposa le Souverain de l’Anduil.
-Ça ne me dit pas vraiment… Refusa le mercenaire.
-Mais on va mourir de froid ! Ragea Erika.»
Shadow la regarda un moment, puis dit : «Si vous insistez pour que ce soit moi…
-Oui, j’insiste ! Insista Erika.»

Chacun fit ses tâches, comme d’habitude et le campement fut monté très rapidement et le mercenaire ramena une quantité incroyable de bois, ils en auraient plus que pour la nuit.
Arthur le remercia de son beau travail et aida Aurélia à retirer les vivres de sur la selle des chevaux, car ils n’en auraient plus besoin, les montagnes étant trop escarpées pour les bêtes. Puis, les guerriers laissèrent partirent les chevaux qui s’en allèrent vers Orania. Une fois ceci fait, le groupe prit son repas et discutèrent pour mieux connaître les nouveaux, puis Arthur donna le signal d’aller se coucher, ce que tout le monde fit, sauf le chevalier lui-même qui resta éveillé et prit son tour de garde.

Pendant deux heures, Arthur alimenta le feu de quelques branches à chaque trente minutes en surveillant attentivement les alentours. La forêt environnante, au pied des gigantesques monts, étaient enneigés légèrement, la neige partant plus tard dans ces environs. La route, normalement molle, presque sablonneuse, était complètement gelée, et celle qui menait vers la chaîne l’était encore plus, couverte de neige. Soudain, un craquement de branche attira l’attention d’Arthur. Le chevalier observa les alentours et vit un guerrier, presque invisible dans le sous-bois, vêtu d’un uniforme de camouflage blanc et vert tacheté de brun. Arthur fit comme s’il ne l’avait pas vu et retourna près du centre du campement, lui s’étant éloigné du feu pour observer. Une fois au centre, il hurla «VITE, LEVEZ VOUS ! AUX ARMES !»
Tous s’exécutèrent et rejoignirent Arthur et au grand damne de celui-ci, une vingtaine, presque trente, guerriers vêtus comme le premier sortirent des sous-bois et entourèrent le campement des aventuriers, prêts à attaquer…
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Jeu 6 Sep - 23:57

CHAPITRE 12 : Les mercenaires de Strahl

Arthur et ses compagnons dégainèrent leurs armes, prêts à se battre contre la horde de mercenaires. Puis, le chevalier déclara de sa voix forte : «Quittez maintenant et vous aurez la vie sauve !»
Les guerriers en vert, blancs et bruns ricanèrent avant de donner l’assaut.

Arthur bloqua de justesse avec son épée un poignard qui lui était lancé puis un coup lui étant destiné. Il repoussa le mercenaire l’attaquant et le trancha en deux au niveau de la taille d’un solide coup d’épée avant de pousser le cadavre loin de lui avec son pied. Le chevalier s’en prit ensuite à un second homme qui allait attaquer Grash de dos en le transperçant dans le thorax, puis le repoussa sur un troisième ennemi qui lui fonçait dessus. Arthur s’empara du poignard qu’il avait bloqué précédemment et le lança dans le crâne de son assaillant qui mourut sur le coup. Malgré le bruit, le chevalier entendit les bruits de pas d’un autre mercenaire derrière lui et lui décocha un estocade, mais dans son dos, et le gémissement de douleur qu’il perçut était signe qu’Arthur avait atteint sa cible.

Grash lui utilisait sa hache de combat pour découper ses ennemis. D’un premier coup vertical, il coupa en deux l’un des mercenaires ennemis. Puis, l’Orc vit à sa gauche un autre guerrier vêtu de camouflage foncer vers lui. Il délaissa sa hache et dégaina son épée pour bloquer le coup de son adversaire avant de lui donner un coup dans l’entrejambe, coupant le souffle du mercenaire pour ensuite lui trancher la gorge. Ceci fait, le Souverain de l’Anduil rangea son épée dans son fourreau et récupéra sa hache pour l’envoyer en demi-cercle horizontal devant lui, tranchant net un mercenaire, blessant le second gravement et faisant voler les deux ennemis sur un troisième homme qui fit un vol plané.

Selkie, elle, bloqua le coup d’épée d’un de ses ennemis et le transperça dans le ventre avec son épée. Encore vivant, il mourut lorsque la femme s’en servit comme bouclier humain pour se protéger contre un poignard. Selkie laissa tomber mollement son ennemi pour ensuite bloquer un coup avec son épée et fit trébucher d’un coup de pied dans le tibia, le sol étant glissant, l’homme tomba facilement. Elle profita de la position désavantageuse du mercenaire pour lui planter sa lame entre les deux reins, puis remonta le long du dos pour achever son ennemi. Un gros mercenaire allait la frapper par derrière, mais Selkie eut le réflexe de bloquer, mais ne put riposter, car un groupe de trois autres mercenaires lui atterrirent dessus, l’assommant sur le coup.

Erika, pour sa part, s’était alliée avec Shadow et les deux ensembles faisaient une équipe incroyable. Shadow lança un shuriken (étoile en fer japonaise) en plein dans la tête d’un des mercenaires et la chevalière transperça le flanc gauche d’un des ennemis qui voulait attaquer Shadow dans le dos. Le mercenaire lança un shuriken à un de ses adversaire en plein dans le cœur au moment où il allait abattre son épée sur la tête d’Erika. Celle-ci bloqua un autre coup qui lui était destiné et après deux échanges elle trancha le bras d’un des mercenaires en vert et blanc majoritairement avant de lui planter son estomac dans le thorax, juste en dessous du cœur. Shadow dégaina son épée et bloqua un coup et trancha net la gorge de son ennemi et la tête de celui-ci tomba au sol.

Aurélia et Likou s’étaient mis en équipe également. Le Nain frappa avec sa hache un mercenaire dans le ventre, ce qui eut pour effet de le couper en deux d’un seul coup. À peine le haut eut-il tombé par terre qu’un des mercenaires derrière lui reçu une flèche en plein dans la nuque et il s’écroula sur le sol gelé, mort. L’Elfe tira une seconde flèche à un deuxième de ses adversaires et celui-ci la reçu dans la cuisse et il hurla de douleur avant de tomber à genou et d’être achevé par Likou d’un coup de manche à la tête lui défonçant totalement le crâne. Le Nain se retourna juste à temps pour éviter une attaque dans le dos d’un autre mercenaire mais avant que Likou n’ait pu riposter, le mercenaire reçu une flèche dans le cœur et s’écroula, mort. Aurélia esquiva la lame d’un des mercenaires et se saisit de sa petite épée, laissant tomber son arc, pour tenter de se défendre. Elle bloqua deux coups rapides de son adversaire avant de tenter de l’attaquer. Elle le transperça à l’estomac, mais vu la taille de la blessure, l’homme avait survécu et tenta de tuer l’Elfe. Elle évita partiellement le coup mais fut gravement blessée au bras gauche. Le mercenaire allait refrappé quand il fut décapité d’un coup de hache de la part de Likou.

Astyan, lui, restait en retrait et aidait ses alliés à distance. Il décocha une flèche qui atteignit sa cible derrière la tête d’un des mercenaires. Un autre de ceux-ci tenta de lancer un poignard à l’archer. Il évita aisément et riposta avec une flèche qui se ficha dans l’abdomen du mercenaire qui fut achevé d’une seconde flèche dans le thorax. Un autre adversaire tenta de foncer vers Astyan pour le tuer à l’épée. L’archer le vit venir de loin et le tua d’une flèche bien placée entre les deux yeux.

Moray, pour sa part, se défendait plutôt bien. Il bloqua avec sa hache un coup qui lui était porté et riposta en tranchant la tête du malheureux qui l’avait défié. À peine eut-il fait ce geste qui porta un nouveau coup à un second mercenaire qui eut le réflexe de bloquer rapidement. Moray se reçu une botte en plein dans le ventre, mais put bloquer malgré tout la lame de son ennemi avant de le repousser et de lui planter sa hache dans le thorax. Un autre mercenaire l’attaqua de dos, mais, par chance, jugea mal la distance et n’entailla que légèrement le dos du maire d’Orania qui se vengea en le transperçant dans la gorge avec le pique de sa hache.

Les cinq survivants reculèrent, stupéfaits de la puissance des guerriers, avant de s’enfuir dans les bois. Shadow allait leurs lancer des shurikens, mais Arthur le retint.
«Mais pourquoi ? Ils ont tentés de nous tuer !
-Je crois qu’ils ont comprit et ne retenteront pas ! Assura le chevalier Cole.
-Que fait-on maintenant, Arthur ? Demanda Grash.
-Nous devrions faire un bout de chemin dans la montagne, proposa Arthur. Nous serions sûr que les mercenaires nous laisseraient tranquille.
-Oui, mais que fais-tu des Trolls, chérie ? Fit Selkie. Si nous en rencontrons pendant la nuit, ça pourrait mal se terminer.
-Oui et non, répondit le chevalier. Les Trolls, sauf dans de rares cas, se déplacent généralement seuls ou en duos. Nous pourrions donc les vaincre.
-J’opte pour la solution d’Arthur, affirma simplement Erika.
-Et bien j’y adhère aussi ! Renchérit la femme du chevalier.
-Comme nous devons traverser la montagne de toutes façons… Allons-y ! Fit Astyan.
-Mais avant, soignons les blessés, ordonna le chevalier. Ils ne pourront pas nous suivre dans cet état.»

Likou soigna la blessure de Moray pendant qu’Aurélia s’occupait de la sienne. La blessure du maire était surtout superficielle et ne laisserait aucune marque, mais le Nain la pensa tout de même. Celle de l’Elfe, par contre… Elle avait été entaillée de l’intérieur de l’articulation du coude jusqu’au poignet. Aurélia y appliqua quelques herbes médicinales en retenant un gémissement de douleur et se fit un pansement assez serré, mais pas trop, pour pouvoir laisser passer le sang.

Une fois les blessés soignés, le groupe s’aventura vers l’immense chaîne de montagnes, peuplés de toutes sortes de monstres…
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Dim 16 Sep - 17:01

CHAPITRE 13 : L’escalade ardue

Arthur avança le premier sur le sentier étroit et caillouteux. Il avançait pas à pas depuis deux heures, tâtant le sol devant lui pour éviter de tomber si le sol était peu solide. De plus, le vent s’était levé et la neige des montagnes devenait de la poudrerie, rendant la tâche encore plus difficile. Tous étaient bien emmitouflés dans leur capes tant le froid était mordant, sauf Arthur qui menait le chemin. La neige sur la route était molle et les guerriers s’enfonçaient à chaque pas, redoublant l’effet du froid.

Au bout d’une vingtaine de minutes supplémentaire, Astyan demanda une pause et Selkie lui répondit : «Idiot, si tu veux une pause pour te réchauffer, faut continuer de bouger !
-Allons, c’est pas le moment vous deux ! Coupa Arthur. Trouvons une vallée et nous pourrons nous arrêter. Nous serons protégés du vent !»

La marche ardue continua une bonne heure et le groupe trouva un gouffre avec une passerelle en pierre à demi gelée, couverte de neige. «J’y vais le premier ou quelqu’un veut tenter avant moi ? Demanda Arthur.
-Non, vas-y, montre l’exemple ! Blagua Erika.»

Le chevalier avança donc, pas à pas, en regardant ou il mettait les pieds, la passerelle n’étant pas large. Quand il doutait, il prenait son épée et tâtait, car la glace et le roc ne renvoyaient pas le même bruit. Au bout de cinq minutes qui lui parurent interminables, il se retrouva de l’autre côté.

Tous le suivirent en marchant dans ses pas et chacun se rendit de l’autre côté. Il ne restait plus que Grash et Selkie. La chevalière s’engagea, mais elle fit un faux mouvement et trébucha. Elle se raccrocha de justesse sur le bord de la passerelle. Arthur se précipita à son secours et failli tomber à son tour, mais il retourna jusqu’au milieu du petit pont.

«ARTHUR, AIDE MOI ! Hurla t’elle, glissant de plus en plus.
-J’arrive, tiens bon !» Fit Arthur en se jetant vers l’avant pour attraper le bras de sa femme.

Mais il fut trop tard… Elle perdit prise et tomba dans le gouffre…

Arthur resta là un bon moment, fixant le vide, les larmes aux yeux. Il retourna avec tout ses amis, rejoint par Grash et tomba à genoux avant de hurler de rage. Puis, il versa ses larmes en disant : «Je n’ai pas pu… la sauver…
-Personne n’aurait pu… Tenta Grash. Tu as fait ton possible.
-Pourquoi l’ais-je emmenée avec moi ? Se questionna Arthur, à voix haute.
-Elle a décidé de son plein gré de venir, Arthur, lui répondit Erika. La connaissant, tu n’aurais pu l’empêcher de venir…
-Ne restons pas ici ! Dit Shadow. Nous devons continuer.
-Tu n’as pas honte d’être aussi sans cœur ? Explosa Erika.
-Il n’a pas tout à faire tort… Contesta Morey. Trouvons un endroit plus isolé et nous lui laisserons le temps de se remettre…»

Tous repartirent, la mine basse, à la recherche d’une vallée. Au bout d’une autre heure et demie, ils arrivèrent à un endroit très escarpé, entouré hauts murs de pièces à angle très élevé. Il y avait moins de vent et de neige qu’auparavant et cela en faisant un endroit plus accueillant dans ces montagnes froides et dangereuses.

Le campement fut monté plus monotonement et tous restèrent silencieux près du feu. Arthur restait un peu en retrait, à un endroit où il pouvait encore observer la passerelle de glace. Erika vint le rejoindre et se plaça près de lui. «Je suis désolé pour toi Arthur… Fit la chevalière.
-Je vais continuer… Pour venger Selkie et sauver Sarah… J’en fais le serment ! Promis Arthur.
-Et nous sommes tous derrière toi pour t’appuyer ! Renchérit Erika.
-Merci pour tout… Remercia Arthur.
-J’ai réfléchi à cette histoire… leur apprit Shadow en s’approchant d’eux.
-Et qu’as-tu découvert, Shadow ? Questionna Arthur.
-Que cette quête mérite que j’y apporte ma contribution gratuite, pour une fois… Répondit Shadow. Il y a pas mal plus que de l’honneur en jeu.
-Mais nous avions fait une entente… Commença le chevalier.
-On s’en moque de l’entente ! Coupa Erika. Il veut plus être payé, ça me va ainsi.
-Bon… Si tu changes d’avis, Shadow, dit le moi !» Fit le chevalier avant de regarder une dernière fois le gouffre et de se rapprocher du feu pour se réchauffer.

Erika le suivit et Shadow les rejoint peu après. Mais avant, il regarda le gouffre en disant, énigmatique : «Mon sixième sens me dit que nous nous reverrons bientôt… En espérant que ce soit dans notre monde et non dans l’autre !»
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MessageSujet: Re: Terres Basses 2   Ven 28 Sep - 14:10

CHAPITRE 14 : La menace des mers glacées

Selkie fit une chute impressionnante de plusieurs centaines de mètres avant de finir dans un énorme tas de neige. Sonnée, elle s’extirpa tant bien que mal de la colline de neige. Trente minutes plus tard, elle fut en mesure de se relever et considéra l’énorme falaise. «Je dois avoir tombée d’un millier de mètres… Soupira t’elle. Comment retourner en haut ? Au moins… Je suis vivante et en un seul morceau.» La chevalière regarda autour d’elle. Elle pouvait aller vers la droite, vers un chemin qui montait ou vers la gauche, car il y avait un chemin qui menait vers la direction qu’Arthur et le groupe prenaient. Elle s’y engagea donc, en courant, pour pouvoir rattraper ses amis et son mari.

Au bout de cinq minutes de courses glissantes où Selkie trébuchait sans arrêt, elle trouva le chemin vers le nord qu’elle avait vu et l’emprunta. Elle parcouru une centaine de mètres avant de trouver un lac gelé. En haut, elle voyait les rebords des vallées environnantes. Vu l’heure tardive du jour, ses compagnons devaient s’y reposer. La chevalière calcula environ où ses compagnons étaient et traversa la surface gelée avec précaution. Car bien qu’elle n’était pas très lourde, la glace pouvait facilement céder.

Après un petit dix minutes de marche et de patinage, Selkie arriva au rebord de la vallée et se mit à hurler le nom de ses amis. «ARTHUR ! ERIKA ! GRASH !»
Sans réponse. Elle répéta l’opération deux ou trois fois, sans plus de succès.
«Ils ne m’entendent pas… Ronchonna la chevalière. Je dois retrouver mon chemin…»
Selkie repéra un chemin vers le nord-est du lac qui lui permettrait de prendre un peu d’altitude. Elle s’y dirigea, confiante.

Alors que Selkie marchait en pas glissés vers sa destination se trouvant à un bon kilomètre, elle vit une forme bouger sous l’eau. La chevalière s’arrêta et vit l’énorme forme, d’une bonne vingtaine de mètres de long, avancer vers elle, sous l’eau. Selkie tira son épée et observa l’étrange ombre serpentine nager vers elle. En reculant, la chevalière ne quittait pas des yeux le gros monstre sous-marin qui restait caché sous la glace, quand soudain, la bête gigantesque sortie de l’eau, prête à dévorer Selkie.

C’était un long serpent d’environ 25 à 30 mètres de long, avec les écailles grisâtres et tranchantes. L’énorme chose qui lui servait de gueule était hérissée de dents jaune et blanche et était suffisamment grosse pour y placer environ une quinzaine d’hommes. Les yeux rouges sang de l’Hydre, cette énorme créature, se fixa sur Selkie, et retourna sous l’eau.

La chevalière, médusée, la laissa faire, ce qui fut une grossière erreur. La créature ressortit de l’eau, la gueule pleine de glace et de liquide bien froid et se mit à bombarder Selkie avec. Tant bien que mal, l’humaine évita les blocs de glaces, mais l’eau qu’elle reçu lui donna une sensation horrible de froid. Lorsque l’hydre eut finie, elle chargea vers Selkie. Celle-ci, déterminée à se battre pour sa survie, la chevalière se jeta sur le côté et évita à quelques centimètres près la gueule du monstre. Une fois sur le côté du monstre, Selkie chargea avec son épée, en enserrant bien le pommeau, une vague de feu. Lorsque l’épée devint tellement lumineuse que même le ciel changeait de couleur, et lorsque l’Hydre se rendit compte que sa proie était encore près et commença à lui foncer dessus, Selkie envoya la vague, en plein dans sa gueule. L’énorme raz-de-marée de feu percuta le serpent géant avec une telle force que l’Hydre fit un vol plané d’une quinzaine de mètres hors de l’eau avant de s’écraser et de percer la glace pour retourner dans l’eau sous la force de la chute.

Au grand damne de Selkie, l’Hydre revint hors de l’eau, la face et la gueule complètement noircis sous la chaleur du feu. La grosse créature retourna foncer sur la chevalière, mais celle-ci avait une idée…

Lorsque l’Hydre allait refermer ses crocs sur Selkie, la chevalière fit un bond en avant et sauta dans la gueule de la créature. Dès qu’elle y fut, Selkie taillada la langue du monstre, donna de puissants coups dans les joues et écorcha même le haut de la gueule. L’Hydre hurla de douleur et Selkie sortit de la gueule en se collant sur la joue gauche, plantant de toutes ses forces son épée dans la joue externe pour que son arme reste ancrée dans les écailles et Selkie se hissa sur le pommeau de l’épée runique. Une fois là, elle se hissa sur le museau de l’Hydre et récupéra son épée et se leva, entre les deux yeux de la grosse créature qui regardait la chevalière. Pour se débarrasser d’elle, le monstre marin agita violemment la tête dans tout les sens, mais Selkie conserva son équilibre en plantant dans le museau son épée et se retint de tomber avec. Lorsque l’Hydre eut finit son manège, elle fonça vers les yeux et lacéra un des yeux de la créature et un sang noirâtre en jaillit et le jet tâcha les bras et le visage de Selkie. L’énorme monstre hurla de douleur avant de foncer vers le lac glacé avec la chevalière sur son museau. Selkie percuta la glace en même temps que la créature et les deux s’enfoncèrent dans l’eau. La chevalière, nageant dans l’eau glacée, se hissa hors de l’eau alors que l’Hydre refaisait surface. Selkie se releva, frigorifiée, et vit que le monstre tentait de l’écraser en se laissant tomber dessus. La chevalière fit un bond de côté et évita de quelques centimètres le lourd corps de la créature. Selkie profita du moment et monta en escaladant les écailles, se blessant les mains à chaque prise. Une fois de retour sur la tête de l’Hydre qui se relevait, la chevalière enserra le pommeau de son épée. La lame devint lumineuse et le monstre se mit à s’agiter follement pour se débarrasser de sa proie. Mais la chevalière, serrant solidement une écaille, son sang coulant sur celle-ci, ne lâcha pas prise. Lorsque son épée devint complètement rouge, elle courut en envoya le coup dans l’œil. La violence de l’impact fit faire un vol plané à Selkie et à l’Hydre. La chevalière tomba lourdement au sol et le monstre fit quelques mètres de loin avant de s’écrouler sur la glace pour ne pas remonter…

Selkie, épuisée et meurtrie par ses chutes, se releva péniblement et marcha aussi vite que ses jambes le purent, pour se rendre à la route qu’elle avait trouvé plus tôt, avant d’être dérangée par l’Hydre.
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