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 Pour un peu d'intimité

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Lord Zoruch



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MessageSujet: Pour un peu d'intimité   Lun 24 Sep - 18:02

Ils entrèrent dans mon café ,eux les mariés, et s’assirent à une table comme toutes les autres avec une nappe abricot, dans un coin, près des toilettes. Lui était en beau costume noir et elle, en robe blanche comme toutes les mariés Ils ne se parlaient pas. Ils étaient seuls ici, mais j’avais trop à faire pour les servir . Je devais préparer le service du soir ainsi que faire la vaisselle. Je leur mis seulement de la musique, de la bonne comme on en fait plus où les sons s’entremêlent donnant une harmonie parfaite tel un paradis sonore. Ils patientèrent mais ne parlèrent guère. Peut-être un mariage arrangé, ou alors l’un étaient allemand l’autre français et le prêtre n’avait pas voulu les marier. D’ailleurs j’avais lu quelque chose comme ça dans le journal l’E… . Besogne finie, je vins les voir et leur demandai du ton le plus chaleureux que je n’eus jamais utilisé, ce qu’ils voulaient pour avoir patienté si longtemps sans rien demander ni parler. L’homme me fit tout simplement le geste universel de la pression sans ajouter mot. Je lui servis sa bière. Il ne me dit même pas merci. Je l’observai depuis le comptoir, il la but lentement, délicatement et très proprement pour ne pas salir sa belle tenue. Après qu’il l’eut finie je retournai les voir : « Ce sera tout ? ». Il ne me répondit pas mais m’indiqua le plafond. Je supposai qu’il voulait une pièce où passer la nuit. Arrivés en haut, je leur ouvris la porte de l’unique chambre. C’était un endroit dans la décoration duquel j’avais mis tout mon cœur. Près de la large fenêtre il y avait une petite table sur laquelle trônait un vase couronné de fleurs fraîchement cueillies. Le lit recouvert d’une ample couverture, couleur terre, douce comme la soie et que j’avais soigneusement posée comme une mère couchant son nouveau-né dans un berceau, donnait une vague de chaleur pour les yeux et compensait l’absence de cheminée .Un cadre était suspendu. J’avais tenu à ce que se fût la première chose que l’on vît en entrant ; dessus était dessinée une boite à bijoux fermée, faite de coquillages. L’homme me remercia froidement, ils entrèrent et s’enfermèrent.

Le soleil couché, les premiers affamés arrivèrent, comme tous les soirs .Je valsais entre les tables pour exaucer les souhaits des clients. Parfois ils me prenaient un peu trop pour une fée. Cela m’insupportait mes mauvais soirs. Je repensai au couple, quel gâchis tout de même de ne pas se parler. En plus, ils en avaient de la chance ils étaient deux. Moi je n’avais personne, personne à qui confier mes secrets. « Quel gâchis ! » m’exclamai-je silencieusement dans ma tête.

Cette nuit-là je fis un cauchemar horrible : le marié prenait un couteau et transperçait lentement mon corps, en répétant sans-cesse : « Merci, merci ! » du ton qu’il avait utilisé quelques heures auparavant, glacial comme en hiver ici. Mais la voix était la mienne. Je me réveillai en sursaut, suffocant comme une voiture qui ne veut pas démarrer en décembre. La pluie et le vent frappaient, cognaient et heurtaient les carreaux de ma chambre. Puis soudain une ombre mystérieuse se plaça devant. Elle ne bougeait plus.
Elle toqua au travers des barreaux sur la vitre.
« Qui est là ? demandai-je dans ma folie.
- C’est le commissaire de police, répondit celui que j’avais pris pour un fantôme.
- Que me voulez ? questionnai-je
-Rien de bien méchant, c’est juste qu’une voisine a entendu un cri dans votre café ! »
Après l’avoir accueilli nous discutâmes quelques minutes. J’en retenu qu’il voulait entrer et interroger les pensionnaires. Je l’informai que seul un couple de mariés logeait dans l’unique chambre du bâtiment. Il était dans les environs de six heures, c’est pourquoi je le priai de revenir plus tard, car on ne pouvait déranger mes clients tout de suite. Il réagit très brusquement à cela et me menaça de poursuite pour non assistance à personne en danger. Devant ma mauvaise volonté le commissaire me demanda seulement les clés et me permit d’aller me recoucher. Je fouillai le pot à clé du buffet qui contenait le double de toutes mes clefs mais celle que je cherchais ne s’y trouvait pas. C’était incroyable, hier encore elle était là je m’en souvenais très bien. Mais plus j’y pensais moins j’en étais sûre, comme si un génie maléfique pénétrait ma mémoire m’incitant à nier l’existence d’un double. C’est ce que j’affirmai au commissaire. Il me força à l’accompagner. Que la police pouvait être exaspérante marmonnai-je.

Nous arrivâmes devant cette porte qui jamais ne m’avait paru aussi sombre, l’unique porte de cette étage, derrière laquelle se trouve un mystère. Le commissaire me demanda de frapper, mais j’hésitais. J’avais peur. Que trouverions nous derrière cette porte ? Mais je voulais que tout cela finisse. Je voulais être sûre. Je toquai doucement, rien, j’essayai plus fort, aucune réaction à l’intérieur. A partir de ce moment là tout devint trouble dans mon petit crâne, tout se mélangeait. Pourquoi on ne répondait pas de l’autre côté. Quelqu’un me demanda si il pouvait enfoncer la porte. Je baissai la tête en signe de désolation, il prit cela pour un oui. Je hais le mercredi d’ailleurs je hais tout :mon café, les mariés, la police. Pourquoi étais-je seule ?

Le fouillis régnait dans cette pièce que j’avais autrefois aimée. Le lit était défait, les rideaux déchirés, le vase et la table renversés, le coffre à bijoux du tableau avait disparu mais surtout les mariés étaient allongés sur le sol dans un bain de sang encore chaud, main dans la main avec une large plaie de couteau au niveau du cœur. C’était horrible, qui avait pu faire cela. Remarquez, bien fait pour eux. Mais pour les tuer il faillait vraiment les détester ! Une petite voix satanique me siffla dans ma tête : « Mais tu sssais qui ccc’est ! » A ce moment là je m’évanouis.

Je me réveillai dans un lit d’hôpital. Dehors il faisait jour. Le commissaire était à mes côtés il me demanda si j’allais bien et je lui répondis positivement mais hésitante. Il me dit qu’il n’allait pas mener l’enquête car il ne comprenait pas comment le criminel avait pu entrer sans effraction. Il pensait que c’était un suicide d’après la description « vivante » des morts et vu la mise en scène dans laquelle ils étaient même si l’arme du crime avait mystérieusement disparue. De plus en tombant sur eux j’avais dû laisser beaucoup de mes traces pensait-il. Et puis enfin ce qu’il me laissa le mieux entendre c’était qu’il ne voulait pas trop me perturber pour une enquête dont il était presque sûr du résultat. Il sortit en me saluant très poliment. Je n’eus pas longtemps à patienter car le docteur arriva très rapidement. Il examina mon visage reposé et me dit que je pouvais rentrer. Je sortis du lit. Il ne m’avait pas changé mes habits toujours tachés de sang.

Par cette journée brumeuse, il y avait peu de passants ici dans la rue Marcelin Berthelot au centre-ville de Montrouge. Une voiture y était garée près de mon café. J’allai directement dans la chambre. La police avait tout nettoyé et remis en place sauf le vase et le cadre. Soudains je fis attention à la chose lourde que j’avais dans ma poche et qui me gênait depuis que je m’étais habillée ce matin. Je ne me souviens plus exactement quand. Je la sortis lentement avec prudence. En la voyant je faillis chavirer : C’était le couteau couvert de sang qui avait servi pour le meurtre. Etait-je folle moi qui n’avait jamais fait de mal à personne ! Dès ce moment, pour mon intimité, je compris qu’il ne me restait plus qu’une seule chose à faire: « « Non… non… sans aucun doute, sans aucun doute… Je les avais tués… Alors… alors ….il va donc falloir que je me tue, moi ! » »



FIN

C'est ma première nouvelle !
Je sais que c'est long surtout sur l'ordi mais sinon c'ets comment !
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Ven 28 Sep - 14:16

J'adore, mais il y a pas assez de suspens, je trouve.
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Lord Zoruch



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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Dim 30 Sep - 19:20

Tu sais bien moi et le suspence ça fait au moins 6 ou 7 !!! Laughing
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Mer 3 Oct - 14:25

Ouais bon, d'accord. C'est très bien alors! Sinon, as-tu lu la mienne?
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Lord Zoruch



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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Mer 3 Oct - 17:53

J'y vais !
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Mer 3 Oct - 23:47

D'accord, merci!
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Lord Zoruch



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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Sam 6 Oct - 15:03

C'est long quand meme !
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Dim 7 Oct - 5:05

Oui, je sais! lol! Au fait, pourrais-tu enlever ton commentaire de mon topic? C'est parce que je veux faire une version propre! J'ai un topic spécialement pour ça!
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Lord Zoruch



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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Mar 9 Oct - 21:31

c'est fait !
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Lun 15 Oct - 13:43

O.K, merci beaucoup!
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Lord Zoruch



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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Dim 21 Oct - 17:25

Derien !
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Arthur Cole
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   Lun 22 Oct - 23:46

Moi je continue lentement mais sûrement!
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MessageSujet: Re: Pour un peu d'intimité   

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